ACC Network on Rural Development and Food Security

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Groupe de Travail sur le Manioc

4ème réunion de concertation
7 septembre 2000

Points saillants

  1. Lieu et heure: Bureau de Représentation de la FAO, Kinshasa; 15h00


  2. Participants:

  3. Briefing sur la dernière réunion du 4 juillet 2000
  4. 3.1. Visite à l’INERA Mvuazi: une équipe de partenaires concernés composée de huit personnes (1 représentant de l’Union Européenne, 1 représentant de la Fondation Hanns Seidel/Kinshasa, le Directeur du Cabinet Adjoint du Ministère de l’Agriculture et Elevage, 2 membres de la FAO: FAOR et NPO, 2 consultants nationaux de la FAO et 1 représentant de la Direction Générale de l’INERA à Kinshasa) a visité la station de recherche de Mvuazi dans la province du Bas-Congo du 21 au 22 juillet 2000. Les activités de recherche et développement menées par une équipe multidisciplinaire de 17 chercheurs qualifiés avec un nombre adéquat de techniciens sont maintenues à un bon niveau minimum ; elles sont conduites sur l’élevage et les cultures vivrières dont le manioc, les haricots communs, l’arachide, le niébé, soja, maïs, riz, les fruits et banane. Les laboratoires sont aussi bien maintenus. L’équipe a également visité les champs de paysans encadrés par l’INERA. Un appui à l’INERA s’avère ainsi indispensable pour relancer la production agricole du pays. Le rapport de visite était distribué aux partenaires concernés.

    3.2. Germoplasme introduit de l’IITA: M. Bidiaka de l’INERA est rentré de l’IITA Ibadan la veille de la visite ci-dessus avec 2000 vitro plants représentant 200 clones de manioc introduits de l’IITA. Il a rejoint la mission dont question ci-dessus pour amener ces vitro plants à Mvuazi. Ces derniers sont en ce moment mis en sachets dans le processus de leur acclimatation au champ. Le taux de mortalité jusque là ne dépasse pas 5 % dans l’ensemble et aucun clone n’est perdu.

    3.3. Visite de M. Baudoin (FAO, Rome) et approche IPP: M. Telemans a fait un bref aperçu sur la visite de M. Baudoin en RDC pour lancer le Projet d’Appui au Développement de l’Horticulture Urbaine et Périurbaine (HUP). M. Baudoin a aussi participé aux ateliers organisés à Kinshasa et à Lubumbashi pour expliquer la stratégie du projet dont notamment les axes d’intervention, la démarche considérée qui est l’approche participative et l’école paysanne, ainsi que l’approche de la Production et Protection Intégrée (PPI) selon laquelle il faut prendre des précautions avant l’emploi des pesticides qui doit être la dernière solution à envisager. Cet aspect sera mis en œuvre par un consultant prévu dans le cadre du projet.

  5. Mission au Bas-Fleuve effectuée du 7 au 12 août 2000 par MM. Mahungu et Lema : des observations faites pendant la mission montrent que l’incidence et la sévérité de la mosaïque du manioc sont plus élevées dans le District du Bas-Fleuve que dans les Districts des Cataractes et de la Lukaya au Bas-Congo, et dans les régions du Bandundu préalablement visitées. En outre, les taches chlorotiques causées par la mosaïque sont d’un jaune beaucoup plus prononcé au Bas-Fleuve qu’ailleurs. On soupçonne l’existence dans le pays d’autres souches de virus de la mosaïque, telles que la souche de l’Afrique de l’Est et la souche ougandaise. Comme proposé lors de la réunion du 4 juillet 2000, l’INERA a envoyé, via la FAO/Kinshasa, un message pour inviter M. James Legg (virologiste/entomologiste de l’IITA) pour l’identification des souches de virus impliquées dans cette maladie en RDC. Outre la mosaïque, l’épaississement de la bouture initiale et la cochenille radicole du manioc sont les problèmes les plus sérieux de la région qui, avec les attaques des bananiers par la cercosporiose (Black Sikatoga disease), contribuent à la rareté des féculents dans plusieurs régions du Bas-Fleuve. Dans certains villages du Territoire de Tshela, la famine était perceptible au point qu’il faut une intervention d’urgence. Pour remédier à cette situation quant aux attaques racinaires, on propose d’utiliser la lutte intégrée (phytosanitation, choix de variétés/ boutures, techniques culturales) avec l’approche de l’école paysanne. Quatre sites (voir rapport de mission) ont été sélectionnés où la lutte intégrée sera appliquée avec la participation des agents du Service National de Vulgarisation (SNV). La proposition a déjà rencontré le soutien des autorités provinciales et de l’Inspecteur Territorial (Territoire de Tshela) de l’Agriculture et de l’Elevage.


  6. Evolution du TCP sur la multiplication et distribution du manioc au Bas-Congo et à Kinshasa: le projet a été bien considéré à la Division de Coopération Technique, FAO Rome. La révision est presque finalisée à la Division Technique. Une requête officielle du Gouvernement via le Ministère des Affaires Etrangères a été envoyée à Rome.


  7. Projet de multiplication et distribution de manioc pour Dinga (Kenge): suivant l’information fournie par la représentante de FOLECO/ COPEMECO, l’Ambassade d’Allemagne envisage considérer le financement de ce projet.


  8. Participation de la RDC à la 2ème Réunion Africaine pour la Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs (Facilité Mondiale de l’IPM/FAO): le représentant de la RDC (INERA) a été désigné pour participer à cette réunion qui se tiendra à Kakamega (Kenya) en octobre 2000.


  9. Visite du Représentant de la FAO/Congo Brazzaville à Kinshasa: le Représentant de la FAO/Kinshasa a informé les participants que son homologue du Congo Brazzaville a visité Kinshasa. Les problèmes de maladies du manioc au Congo sont semblables à ceux rencontrés en RDC. Les échanges d’informations étaient souhaités en vue de développer une stratégie commune pour les deux pays riverains du fleuve Congo.


  10. Evaluation des récoltes: le Représentant FAO/RDC a annoncé l’arrivée à Kinshasa le 21 septembre 2000, d’une mission de la FAO/Rome sur l’évaluation des récoltes. Outre Kinshasa, la mission visitera les provinces du Bas-Congo et du Bandundu.


  11. Sécurité alimentaire et développement rural: comme groupe de consultation, les membres sont d’accord de continuer avec le manioc. Mais dans le contexte actuel du pays, le groupe pourrait aussi discuter des autres aspects de sécurité alimentaire, notamment avec les projets en cours et en vue. Ainsi le groupe pourrait être à la base d’un groupe thématique pour la sécurité alimentaire et le développement rural.


  12. Distribution:

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