Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire
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Affiché le 31 août 1999

Nouveautés: Août 1999

Renforcement de la collaboration de l'ONU au Viet Nam

Le Groupe thématique sur la sécurité alimentaire au Viet Nam a été créé en mai 1999, maisse confirme déjà comme un forum dynamique pour les principaux partenaires de développement du pays. A ce stade initial de sa constitution, le Groupe - constitué d'organismes des Nations Unies, de donateurs, d'ONG -est en train de déterminer des lignes d'action possibles dans trois domaines fondamentaux: campagnes de promotion et partage des connaissances pour renforcer la sensibilisation à la sé curité alimentaire au Viet Nam; soutien à la mise au point d'un système d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV); et renforcement des moyens techniques du Comité national de sécurité alimentaire. Un programme de travail est en cours de préparation; il sera examiné et conclu lors de la prochaine session du Groupe en septembre 1999.

Les progrès soutenus réalisés dans la mise en place du Groupe thématique témoignent de l'étroite collaboration qui s'est instaurée entre les organismes des Nations Unies au Viet Nam au cours des vingt dernières années.

Cultures traditionnelles des Andes

Les cultures traditionnelles des Andes offrent un réel espoir pour les populations appauvries et victimes d'insécurité alimentaire au Pérou. Lors d'une réunion du Groupe thé matique en mai 1999, le Ministère de l'agriculture a déclaré son intention d'élaborer une stratégie nationale pour l'utilisation des cultures andines en tant qu'élément essentiel dans les actions de suivi du Sommet mondial de l'alimentation menées par le pays; il a en outre manifesté son intérêt pour une action dans les départements d'Ayacucho, Huancaelica et Apurimac. Un des résultats de la réunion a été la formation par le groupe thématique au Pérou d'un sous-groupe visant à élaborer une proposition de projet pour le Ministère de l'agriculture, qui couvrira les aspects de production, consommation, transformation et enseignement des cultures andines traditionnelles.

Sécurité alimentaire au Nicaragua

Les récentes initiatives du groupe thématique au Nicaragua mettent en lumière l'efficacité du Réseau du CAC à resserrer les liens inter-organismes et la collaboration au niveau national. Le Groupe, qui est composé de nombreuses organisations des Nations Unies (FAO, PNUD, UNICEF, FNUAP, PAM et OMS), de la société civile et des donateurs, a récemment recruté un consultant national pour préparer une vue d'ensemble de la sécurité alimentaire dans le pays. Financé par le PNUD, le document sera une étape importante vers le renforcement de la capacité du pays de collecter et analyser les données sur la sécurité alimentaire et orienter la coordination future des programmes de sécurité alimentaire dans le pays.

Pour tous renseignements sur les activités au Nicaragua, veuillez contacter le Représentant de la FAO, M. Ghyoot à: FAO-NIC@field.fao.org

Ecoles de terrain pour les agriculteurs du Cambodge

Le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) est un thème important pour les travaux du groupe thématique au Cambodge, qui examine régulièrement les résultats et les progrès obtenus dans sa mise en oeuvre.

Une des principaux aspects à l'origine du succès du Programme au Cambodge a été le recours à une démarche novatrice de vulgarisation agricole participative, -les Ecoles de terrain pour agriculteurs. Cette approche repose sur le concept de base 'd'apprentissage sur le tas' qui développe les capacités décisionnelles dé terminantes des agriculteurs et leur permet de prendre en main leur propre développement. Comme le fait remarquer M. Obaidullah Khan, Inspecteur de terrain du PSSA, 'Le Programme a, dès le départ, fait intervenir les ministères compétents et, surtout, les administrations au niveau des provinces et des districts, y compris les chefs de communes et de villages'. A ce jour, 652 agriculteurs ont participé à cet enseignement de terrain dans cinq provinces. Les évaluations d'impact montrent l'importance de cette dé marche pour l'adoption de méthodes et techniques de production, ainsi que pour l'accroissement de la production, des revenus et de la sécurité alimentaire.

Le Programme spécial sur la sécurité alimentaire (PSSA), lancé au Cambodge en 1997, est opérationnel dans 9 sites pilotes de 5 provinces.

Partenariats pour la sécurité alimentaire grâce à un nouveau réseau européen

Le tout nouveau Réseau européen pour la sécurité alimentaire (RESAL) a pour but de promouvoir et de renforcer les interventions de sécurité alimentaire dans le monde en développement. Mis en place par la Commission européenne, RESAL a pour vocation d'aider les pays bénéficiaires à définir des programmes nationaux et régionaux de sécurité alimentaire, et à renforcer l'intégration des opérations d'aide alimentaire et de sécurité alimentaire dans les politiques de développement. A ce jour, RESAL compte 9 équipes qui contrôlent les interventions de sécurité alimentaire dans 20 pays prioritaires d'Afrique (Burkina Faso, Cap Vert, Ethiopie, Madagascar, Malawi, Mauritanie, Mozambique, Niger), d'Asie (Bangladesh), d'Europe (Arménie, Azerbaidjan, Géorgie), du Proche-Orient (Kirghizstan, Tadjikistan, Yémen) et d'Amérique latine et des Caraïbes (Bolivie, Haïti, Honduras, Nicaragua et Pérou).

A l'avenir, RESAL servira également de tribune interactive pour l'échange d'informations pertinentes sur la sécurité alimentaire entre les services compétents de la Commission, les délégations de la CE et les unités de sécurité alimentaire d'une part, et les pays bénéficiaires, les donateurs et les ONG, d'autre part.

Internet en Afrique

Internet offre des possibilités indéniables de favoriser les connaissances et appuyer l'enseignement, la vulgarisation et la formation dans le développement africain. Et pourtant, bien que l'accès à Internet se soit étendu rapidement dans tout le continent, il reste néammoins inférieur à la moyenne mondiale. Un sé minaire récent, "Internet comme outil de développement" (Abidjan, Côte d'Ivoire, 5-16 juillet) a aidé à promouvoir l'utilisation d'Internet en tant qu'outil de développement économique et social en Afrique occidentale, en particulier. La manifestation, organisée par le Département d'information du public des Nations Unies, avec le soutien de l'Organisation internationale de la francophonie, a rassemblé 23 spécialistes dans le domaine des communications institutionnelles, de neuf pays d'Afrique francophone- Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo. Les participants ont appris à créer des sites Web et à présenter leurs institutions, et on leur a présenté les ressources d'information sur les sites Web du système des Nations Unies et des organisations francophones.

Les progrès accomplis récemment en Afrique- y compris la convergence de la télévision, du téléphone et de l'informatique - permettront d'offrir des services de transmission et de communication de base à un coût nettement moindre. Par exemple, si une télécopie internationale d'une minute peut coûter jusqu'à 20 dollars dans certains pays africains, une page transmise par courrier électronique ne nécessite qu'un appel local de quelques secondes.

Toutefois, comme le faisait remarquer un numéro récent de "Africa Recovery", étendre le contenu africain sur Internet est aussi important qu'élargir son accès. Ceci est un processus à double sens: l'accès aux ressources mondiales pour les africains est incontestablement important, mais enrichir le World Wide Web par des informations sur l'Afrique est crucial pour sa promotion.

Pour visualiser le texte intégral du communiqué de resse sur le séminaire, consulter le site:

L'UNESCO aide à bâtir des alliances pour la science au 21ème siècle

La récente Conférence mondiale sur la science ISCS/UNESCO: la science au 21ème siècle- un nouvel engagement" (Budapest, 26 juin- 1er juillet), qui a rassemblé 1800 participants de 155 pays, a mis l'accent sur les partenariats scientifiques. Les participants - représentant les communautés scientifiques, les décideurs et la société civile et de nombreuses organisations internationales appartenant ou non au système des Nations Unies- ont débattu des principales questions liées à la science et à la société et ont produit deux documents, une Déclaration et un Cadre d'action, qui se promettent d'influer sur le cours de la science, de la recherche et des relations entre science et société au siècle prochain.

La mise en commun des connaissances au service du développement durable a été un des principaux aspects examinés. La conférence a mis l'accent sur la nécessité de combler le fossé entre le Nord et le Sud en matière de savoir scientifique et technologique. Lors d'une session plénière, les ministres et les chefs de délégations nationales ont insisté sur la nécessité de soutenir les financements et les propositions d'un fonds international de promotion de la recherche, de la coopération et de la formation pour les pays en développement. Durant la cérémonie de clôture, M.Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, a réitéré les besoins des pays moins avancés en matière de partage des connaissances: "le renforcement des capacités dans le monde en développement doit mettre l'accent sur les sciences fondamentales plutôt que sur le transfert de technologie; ce n'est qu'ainsi que chaque pays peut devenir maître de ses applications scientifiques et technologiques."

Pour obtenir un résumé des actes de la conférence, veuillez consulter : le site

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