Affiché le 29 janvier 1999
En décembre 1998, la FAO a publié une carte mondiale faisant état des derniers chiffres officiels sur les disponibilités alimentaires, aux niveaux national, régional et mondial. La carte chiffre le déséquilibre alimentaire entre les pays les plus riches et les plus pauvres de la planète et montre les différences importantes dans les types de nourriture constituant les régimes alimentaires quotidiens dans les diverses parties du monde.
La carte présente les apports énergétiques quotidiens pour 177 nations et 7 groupes de pays régionaux ou socio-économiques. En tête de liste figure le Danemark, avec 3 780 kcal par habitant, plus du double par rapport à la Somalie, avec tout juste 1 580 kcal. Toujours d'après la carte, si la nourriture disponible était distribuée selon les besoins, elle suffirait à nourrir tous les habitants de la planète en fournissant 2 720 kcal par personne et par jour. Mais en réalité, 17 pays souffrent de graves problèmes d'approvisionnements alimentaires, avec des apports énergétiques quotidiens de moins de 2 000 kcal, tandis que pour 37 autres, ils se situent à des niveaux compris entre 2 000 et 2 299 kcal.
Etablie sur la base des données se référant à la période 1994-96, la carte ne tient pas compte des effets des récentes catastrophes naturelles, crises économiques et conflits. Pour tout complément d'information, consulter : le site ou contacter la Division de l'alimentation et de la nutrition, FAO, Viale delle Terme di Caracalla, 00100 Rome (Italie).
Les activités principales du Groupe thématique de Trinité-et-Tobago ont jusqu'à présent été associées à la Semaine internationale d'éradication de la pauvreté qui a eu lieu du 16 au 24 octobre 1998. A cette occasion, un sous-comité du Groupe thématique a entrepris plusieurs initiatives:
Les activités de création de réseaux aussi bien à Trinité-et-Tobago qu'ailleurs viennent seulement juste de démarrer. Toutefois, une étroite collaboration a déjà été instaurée avec l'Unité de gestion des changements pour l'élimination de la pauvreté et le renforcement de l'équité (CMU/PEEB). CMU/PEEB est le Secrétariat des deux Conseils créés par le Gouvernement de Trinité-et-Tobago pour traiter les questions de pauvreté et d'équité. Ces conseils sont (a) le Conseil inter-ministériel sur le développement social; et (b) le Conseil civique sur le développement social.
Pour tous renseignements complémentaires sur le Groupe thématique de Trinité-et-Tobago, veuillez contacter le Représentant de la FAO, M. D.E Robinson à l'adresse suivante: fao-tto@field.fao.org
La Conférence spécialisée interparlementaire sur le thème "Réaliser les objectifs du Sommet mondial de l'alimentation grâce à une stratégie de développement durable", organisée par l'Union interparlementaire (UIP) avec le soutien de la FAO, s'est tenue à Rome du 29 novembre au 2 décembre 1998. Près de 200 parlementaires de quelque 80 pays se sont réunis pour réaffirmer leur appui aux engagements du Sommet mondial dans la lutte contre la faim et la malnutrition. Dans le Plan d'action du Sommet, les Etats se déclaraient résolus à renforcer la détermination politique et les efforts nationaux et internationaux requis pour atteindre l'objectif immédiat - consistant à réduire de moitié le nombre (plus de 800 millions) de personnes souffrant de la faim dans le monde d'ici à l'an 2015.
Au Sommet mondial de l'alimentation, les Gouvernements se sont engagés au nom des Etats. Ces engagements ne peuvent, toutefois, être honorés que si les parlements et leurs membres participent pleinement au processus d'exécution. De fait, la lutte contre l'insécurité alimentaire requiert une action résolue et quotidienne des parlements, qui doivent offrir un cadre juridique adéquat. Les parlements doivent également adopter les budgets nationaux, en allouant des ressources à l'agriculture et à d'autres secteurs qui sont essentiels pour garantir la sécurité alimentaire à tous les habitants de la planète, et en surveillant de façon suivie leur application efficace.
Le document final adopté par les parlementaires stipule que l'action à entreprendre doit prévoir la création d'un environnement propice à reconnaître le rôle primordial du développement agricole et rural (en éliminant les politiques de discrimination du secteur agricole et rural) , à promouvoir les investissements publics et privés, à faciliter un commerce international honnête et équitable, à assurer la participation de la société civile et à encourager l'action de la communauté internationale. Les efforts devraient viser à produire une alimentation suffisante, tout en maintenant la base de ressources et en favorisant la mise au point de technologies appropriées et un capital humain qualifié. L'éradication de la pauvreté rurale et les politiques de prévention et de planification des interventions en cas d'urgence devraient être ciblées sur des groupes vulnérables. Ces actions ne peuvent réussir que si le rôle déterminant des femmes est expressément reconnu, moyennant leur participation à la formulation et à la mise en oeuvre des politiques de développement, et qu'à condition que chaque échelon concerné de la société civile soit associé à l'initiative.
La réunion a cité le Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire en ces termes: "Les états devraient, dans leur propre pays et à titre individuel, encourager la FAO et ses organismes partenaires à promouvoir la sécurité alimentaire et le développement durable, en particulier grâce à une coopération entre les pays en développement par le biais du Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire". Elle a également appuyé la création de Systèmes d'information et de cartographie sur l'insécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV) et recommandé aux parlements de chaque pays et à leurs membres de:
En résumant à la fois le but de la réunion et ses résultats escomptés, le Directeur général de la FAO a rappelé aux participants, dans son discours de clôture, qu'en qualité de parlementaires, ils représentaient la voix des peuples, et qu'après la conférence, il espérait qu'ils exprimeraient, au sein de leurs parlements, la voix des personnes souffrant de la faim.
La FAO met à la disposition des personnes intéressées le document final et les discours principaux (en anglais et en français), ainsi que l'ordre du jour de la réunion et la liste des participants, pour contact éventuel par les groupes thématiques de parlementaires dans leur pays respectif.
Pour tout complément d'information ou de documentation, veuillez contacter: le Bureau du Conseiller spécial pour le suivi du Sommet mondial de l'alimentation, FAO, Viale delle Terme di Caracalla, 00100 Rome (Italie), ou consulter : le site Internet, ou encore envoyer un message électronique à l'adresse suivante: RDFS-Net@fao.org