Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire
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Affiché le 20 juillet 1998

Nouveautés: Juillet 1998

Réactions suite à la mise à jour du mois dernier sur la gestion des ressources naturelles et de l'environnement

Suite au thème du mois dernier sur la gestion des ressources naturelles et de l'environnement qui présentait un grand article écrit par M. Uttam Dabholkar, point de contact du Réseau CAC au PNUE, certains membres du Réseau pays ont montré un grand enthousiasme dans l'utilisation des pages Web du Réseau pour partager avec les autres leurs expériences et leurs activités. Les deux articles qui suivent - sur le lac Tonle Sap au Cambodge et sur les activités de gestion des ressources naturelles et de l'environnement au Yemen - apportent une contribution complémentaire et intéressante à la version du mois de juin.

Les stratégies pour la gestion durable des ressources naturelles dans la région du Tonle Sap

Le lac Tonle Sap au Cambodge est le plus grand lac de l'Asie du Sud Est; il est en partie constitué par un écosystème de forêt inondée d'eau douce. Dans la saison des pluies, le lac, alimenté par l'inversion du cours de la rivière Tonle Sap, voit sa superficie multipliée par cinq par rapport aux saisons sèches, lorsque l'eau du lac se retire de la rivière Tonle Sap vers la rivière Mekong.

Au Cambodge, la surexploitation des ressources à l'intérieur du bassin du lac Tonle Sap devient de plus en plus préoccupante. Le nombre des espèces sauvages et des oiseaux a nettement diminué en raison de la chasse, très développée. La croissance de la population humaine contribue à augmenter la pression sur les ressources halieutiques, notamment la pêche mécanisée et les pratiques de pêche destructive, telles l'électro-pêche, ce qui entraîne une réduction des captures de poissons et la disparition de certaines espèces importantes. De plus, cet écosystème important de forêt inondée, qui fournit alimentation, abris et lieux de fécondation à de nombreuses espèces de poissons, se dégrade ou se détruit progressivement, en raison du ramassage excessif du bois de chauffage ou la conversion à l'utilisation agricole.

Un Atelier régional sur les stratégies de gestion durable des ressources naturelles dans la région du Tonle Sap, organisé avec le soutien de la FAO et de l'UNESCO, s'est tenu les 7 et 8 avril 1998 pour aider à traiter les problèmes de gestion des ressources dans le bassin du lac Tonle Sape. Environ soixante personnes ont participé à cet atelier pendant deux jours; les principaux responsables du gouvernement et les agences de développement concernées étaient représentés. Les conclusions, recommandations et stratégies des projets en cours ont été présentées et les participants ont tenu des discussions pour produire des recommandations. Les points suivants méritent une attention particulière: le système de pêches et son rôle dans la gestion des ressources; l'accès des petits pêcheurs à un espace de pêche suffisant; le ramassage du bois de chauffage par la communauté locale; la chasse des oiseaux; la dégradation et le déboisement de la forêt inondée; l'utilisation des pesticides dans les bassins versants; et le rôle des communautés locales dans la gestion participative des ressources naturelles. L'importance de maintenir à la fois la biodiversité et la productivité globale du système de Tonle Sap a été soulignée.

Les agences des Nations Unies représentées au Cambodge ont créé depuis le début de l'année 1997 un Groupe thématique des Nations Unies sur l'environnement, reconnaissant l'importance de la gestion des ressources naturelles et de l'environnement au Cambodge. Le Groupe s'attache actuellement à trois grands domaines:

Pour de plus amples informations sur les activités de ce groupe, veuillez contacter le Président du Groupe des Nations Unies sur l'environnement, M. Ad Spijers, Représentant de la FAO au Cambodge, B.P. 53, Phom Phen, Cambodge; télécopie: 00 855 216 547; courrier électronique: fao-khm@field.fao.org.

Gestion des ressources naturelles et de l'environnement au Yémen

Au Yémen, la gestion des ressources naturelles et de l'environnement est d'une importance capitale pour le développement agricole et rural durable et pour parvenir à la sécurité alimentaire. La FAO, avec comme partenaires d'autres organisations des Nations Unies, des donateurs bilatéraux et le Gouvernement du Yémen, contribue à la protection, la conservation et l'utilisation durable des ressources naturelles au Yémen par le biais d'activités dans cinq domaines principaux: i) l'évaluation et la planification de l'utilisation de la terre; ii) la gestion des ressources en eaux; iii) la gestion des bassins versants et les forêts; iv) les pêches; et v) la protection de l'environnement.

En fournissant une assistance à long terme, la FAO a contribué à renforcer la gestion des ressources naturelles et de l'environnement de plusieurs façons. Par le biais d'une assistance technique de cette nature, l'unité des Forêts au sein du Ministère de l'Agriculture est passée au niveau du Directorat général; un nombre de spécialistes des forêts a été formé, et des méthodes participatives sont encouragées. Une assistance est maintenant fournie dans les domaines de la gestion des bassins versants, la réhabilitation des terrasses; la fixation des dunes de sable; la planification de la lutte contre la désertification; la gestion des ressources naturelles basée sur la communauté; la gestion participative des ressources naturelles dans les zone peri-urbaines; et la planification de l'irrigation de façon à tenter d'augmenter l'efficacité de l'utilisation de l'eau dans l'agriculture, le plus grand consommateur des ressources en eau, peu abondante au Yémen.

En collaboration avec d'autres organisations partenaires, dont le PNUD, l'ONUDI, l'UNIFEM, l'OMS, GTZ, les Pays Bas et le CIDA, la FAO a participé au renforcement institutionnel du Conseil de la protection de l'environnement et aide actuellement le Gouvernement à établir et à gérer un système d'information sur l'environnement pour la conservation et l'utilisation des ressources naturelles. Ce système devrait jouer un rôle important dans le rassemblement, l'analyse et l'évaluation des données sur les ressources naturelles et dans le contrôle dans le temps et dans l'espace des variations de disponibilité et d'utilisation.

Il existe d'autres projets - avec des objectifs complémentaires - actuellement en cours d'exécution: notamment, des activités pour créer une base solide pour la planification de l'utilisation des terres rurales de façon à augmenter l'auto suffisance en matière de production alimentaire et à améliorer les conditions de vie des populations rurales par le biais d'une utilisation rationnelle, efficace et durable des ressources naturelles. Les données climatiques sont rassemblées et traitées, les cartes climatologiques mises à jour, les données et la cartographie des sols sont classées, les laboratoires renforcés, et des études sont en cours sur les systèmes d'exploitation et le rôle des femmes.

Pour de plus amples informations sur ces projets en cours en matière de gestion des ressources naturelles et d'environnement au Yémen, veuillez contacter M. S.S. Mahdi, Représentant de la FAO, B.P. 1867, Sana'a, Yémen; courrier électronique: faosan@field.fao.org; télécopie: 00 967 1 208852.

Collaboration PNUD/FAO sur la sécurité alimentaire et les moyens d'existence durables

Du 23 au 25 avril 1998, une petite réunion technique d'experts du PNUD s'est tenue au siège de la FAO à Rome, pour envisager les possibilités d'une collaboration entre le Programme des moyens d'existence durables du PNUD et les unités technique de la FAO engagées dans des activités normatives et opérationnelles pour renforcer la sécurité alimentaire et les moyens d'existence durable en utilisant des méthodes participatives et des outils de diagnostic. Il a été notamment question de l'élément "Analyse des obstacles" du Programme spécial pour la sécurité alimentaire, et de l'élément méthodologique du Programme de la Division du développement rural pour relier les stratégies de revenus des ménages ruraux et les institutions locales.

Cette réunion a servi à identifier les points communs et les différences entre les méthodes et à envisager les modalités de poursuite de la collaboration entre la FAO et le Programme des moyens d'existence durables du PNUD au niveau technique pour renforcer le travail de chaque agence sur les thèmes du développement rural centrés sur la sécurité alimentaire et les moyens d'existence durables. Un plan de travail préliminaire résumant les prochaines étapes pour cette collaboration a été élaboré et est actuellement examiné par les deux agences.

Promotion de la collaboration des Nations Unies aux Philippines

Aux Philippines, où les agences des Nations Unies offrent un bon exemple de collaboration pour des objectifs communs, différents Groupes inter-agences et groupes de travail se sont constitués pour renforcer la collaboration des Nations Unies dans des domaines spécifiques, dont un Groupe inter-agences sur la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement rural et un groupe de travail inter-agences sur les moyens d'existence durables.

Groupe inter-agences sur la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement rural

Aux Philippines, un Groupe sur le développement rural et la sécurité alimentaire a été créé en octobre 1997 au sein du Réseau CAC. Afin d'éviter toute duplication avec le Comité sur la sécurité alimentaire et la nutrition du Plan Cadre des Nations Unies pour l'assistance au développement (UNDAF), il a été décidé en mai 1998 de regrouper ces deux groupes et de créer le Groupe inter-agences sur la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement rural. Ce Groupe, limité à l'origine aux agences des Nations Unies (FAO (Présidence), UNICEF, FNUAP, PNUD, ONUDI, OIT, UNESCO et HCR) s'est ensuite élargi aux représentants de la société civile, conformément au principe du Réseau CAC visant à encourager le pluralisme et la participation de toutes les parties concernées. Trois ONG ont été invitées à participer au Groupe: La Coalition asiatique des ONG pour la réforme agraire et le développement rural, PHILDRRA et le Mouvement de reconstruction rurale philippine. Ce Groupe sur la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement rural envisage actuellement des possibilités de collaboration dans six domaines principaux: le renforcement des institutions locales et des organisations de producteurs; la création de revenus et d'emploi et les autres activités de lutte contre la pauvreté; la production intégrée et le Programme spécial sur la sécurité alimentaire; l'approvisionnement et la distribution alimentaires au niveau national; les mesures d'alerte rapide et de secours d'urgence. Des termes de mandat sont également en cours de discussion pour guider dans la planification et la mise en oeuvre des activités.

Pour obtenir davantage d'information sur le Groupe sur la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement rural, prière de contacter: M. Virander K. Sibal, Représentant de la FAO, B.P. 7285, Metro Manila, Philippines; téléphone: (632) 892 0611; télécopie: (632) 817 1654; courrier électronique: fao-phl@field.fao.org.

Groupe de travail inter-agences sur les moyens d'existence durables

Reflétant l'importance conférée aux moyens d'existence durables, un Groupe de travail inter-agences sur les moyens d'existence durables a été créé aux Philippines pour poursuivre le travail fait par le Groupe sur les moyens d'existence dirigé par l'OIT, établi à la suite du Sommet social.

Ce nouveau Groupe de travail sur les moyens d'existence durables, convoqué par le PNUD, a intégré les thèmes prioritaires de l'UNDAF. Un de ses principaux objectifs est de passer de l'échange d'informations à la mise en oeuvre de programmes et d'activités en commun dans des domaines liés aux moyens d'existence durables. Les activités communes des Nations Unies pour soutenir les moyens d'existence durables sont en cours de discussion et les ressources sont identifiées. Par exemple, le 19 juin 1998, lors d'une réunion du Groupe de travail, les participants ont tous reconnu l'importance du partage des informations et des connaissances sur les meilleurs pratiques et décidé de réunir tous les cas de réussite dans les précédents projets mis en oeuvre dans les domaines suivants: i) hausse de la productivité; ii) diversification; iii) création d'emplois; iv) amélioration des conditions de travail; v) hausse des revenus; vi) dévolution des pouvoirs; vii) participation des femmes; viii) considération écologiques. Les membres du Groupe participent également à la mise au point d'un rapport sur l'emploi et les programmes de moyens d'existence durables aux Philippines, qui servira de base utile pour construire des partenariats en faveur des moyens d'existence durables.

Pour plus d'informations sur le Groupe de travail inter-agences sur les moyens d'existence durables aux Philippines, prière de contacter: M. Clark Soriano, Conseiller, Appui au programme du Coordonateur résident, Programme des Nations Unies pour le développement, NEDA sa Makati, 106 Amorsolo Street, Legaspi, Makati City, Philippines; téléphone: (632) 810 2562; télécopie: (632) 816 4061; courrier électronique: clark.soriano@undp.org ou bien undevpro@webcrest.com

Transférer les projets de développement agricole et rural aux utilisateurs

Une des caractéristiques des régions rurales pauvres est le manque d'accès à l'information de toute sorte, en particulier les technologies, les prix et les marchés, les modèles à suivre, les systèmes financiers et de commercialisation, et les politiques concernant ces thèmes. FIDAMERICA a été créé en novembre 1995 par la division de l'Amérique latine et des Caraïbes du FIDA dans ce contexte. C'est un réseau de projets et d'institutions spécialisé dans la lutte contre la pauvreté rurale en Amérique latine et dans les Caraïbes par l'amélioration des systèmes d'information et de connaissances. Son objectif est d'améliorer l'efficacité et l'impact des initiatives de développement agricole durable dans les régions rurales pauvres. Ses activités sont constituées principalement par la formation, l'assistance technique in situ et la gestion de l'information.

FIDAMERICA organise du 13 au 31 juillet 1998 une conférence électronique intitulée "Le transfert des projets agricoles et ruraux aux utilisateurs".

La conférence se divise en deux parties principales: i) la présentation des documents contenant les concepts et les méthodologies (du 13 au 14 juillet); ii) des commentaires et questions des dirigeants des projets de développement agricole et ruraux (du 20 au 25 juillet); et iii) une discussion pour préparer un document contenant les conclusions et recommandations.

Remise en état des routes et des ponts en Angola

En Angola, le manque d'accès aux marchés, causé par le mauvais état des routes et des ponts, a forcé la population de la province de Huambo à exploiter le potentiel de leur région pour la production alimentaire, en renforçant leur sécurité alimentaire et en dégageant des fonds ruraux. Le soutien technique de l'ONUDI à un projet humanitaire suisse visant à remettre en état les routes et les ponts dans la région obtient de bons résultats.

Le système modulaire de ponts en bois préfabriqué de l'ONUDI et les techniques de base de réalisation des meubles ont été introduits à la coopérative MUBELA de Huambo, qui a utilisé le bois de plantations quasiment abandonnées pour construire deux ponts. Le premier pont, situé à Calima, d'une longueur de 15 mètres, a été terminé en décembre 1997. Le second, (3 travées de 9 mètres chacune) sur la rivière Cunene près de Satchitemo, a été inauguré au cours du mois de mai 1998. Les deux ponts peuvent supporter jusqu'à 30 tonnes. Ces ponts, de même que les trois autres dont le projet prévoit l'achèvement pendant l'année 1998, joueront un rôle important dans le rapprochement des communautés rurales vers la capitale de la province qui a subi des dégâts considérables pendant la guerre civile.

Pour plus d'information, prière de contacter Robert Hallett, Fonctionnaire principal chargé du développement industriel, Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, Centre international de Vienne, Wagramerstrasse 5, A-1400 Vienne, Autriche; télécopie: 0043 1 211316849; courrier électronique: rhallett@unido.org ou consulter les pages Web de l'Unité du bois de l'ONUDI.

Crises financières: les causes et les indicateurs

Publié en mai 1998 par le Fonds monétaire international, le document intitulé "Perspectives économiques mondiales" présente une nouvelle évaluation de la situation économique internationale et des perspectives. De plus, il aborde des thèmes particulièrement intéressants pour les dirigeants du monde entier, puisque il examine les défis auxquels leurs économies sont confrontées. Une grande partie du rapport est consacrée au thème de la crise financière, de la crise du marché des devises étrangères et à la crise bancaire. Ce rapport contient notamment une enquête sur les crises des 25 dernières années: il tente d'identifier des caractéristiques communes afin de tirer des leçons de façon à éviter des crises dans l'avenir.

La renaissance africaine

Le rôle du FMI dans la renaissance africaine, tel était le thème du discours que M. Alassane D. Ouattara, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international, a prononcé le 11 juin 1998 lors de la Conférence économique Afrique - Etats-Unis d'Amérique qui s'est tenue à Arlington, en Virginie. Après deux décennies de quasi stagnation, M. Outattara a évoqué la nette amélioration des performances économiques en Afrique subsaharienne au cours des dernières années. La croissance réelle moyenne en Afrique subsaharienne est passée de un pour cent en 1992 à environ cinq pour cent en 1997, et les conditions sont réunies pour que cette tendance continue. La hausse de la croissance s'est vérifiée dans un nombre croissant de pays. Alors qu'en 1992, seulement 18 des 47 pays enregistraient une croissance de trois pour cent ou plus, le nombre passait en 1997 à 32. Les revenus réels par habitant de 40 pays sur 47 sont en augmentation.

Pour obtenir une copie intégrale du discours, consulter le site.

La Déclaration de Tokyo, promoteur des efforts pour cultiver l'éco-société au niveau local

La déclaration de Tokyo, adoptée à Tokyo à l'issue de la Conférence mondiale sur la coopération internationale des villes et des citoyens pour cultiver une éco-société (Eco-partenariat de Tokyo) qui s'est tenue du 26 au 29 mai 1998, donne une vision globale pour les autorités locales, les entreprises privées, les organisations non-gouvernementales (ONG) et les citoyens pour promouvoir une éco-société dans les régions urbaines du monde entier. Le principal objectif de la Conférence était d'examiner les moyens de cultiver une éco-société, en échangeant des idées et des expériences et en renforçant les partenariats et la coopération entre tous les acteurs concernés, notamment les administrateurs municipaux, les citoyens, les ONG, les entreprises privées, les universitaires, les média, etc.~

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