Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire
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avril 2001


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MANIFESTATIONS

Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après (SMA :caa)

Au Sommet mondial de l'alimentation (SMA) en novembre 1996, les Chefs d'Etat et de Gouvernement de 185 pays -ou leurs représentants- et la Communauté européenne ont proclamé leur volonté politique et leur engagement commun et national «de parvenir à la sécurité alimentaire pour tous et de déployer un effort constant afin d'éradiquer la faim dans tous les pays et, dans l'immédiat, de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d'ici à 2015 au plus tard».

Mais quels progrès ont été accomplis pour traduire ces mots en mesures concrètes? Si certains progrès ont été réalisés au niveau des pays et des communautés, il reste beaucoup à faire. Les chiffres actuels indiquent que le nombre de personnes sous-alimentées ne diminue que de 8 millions par an; or, il faudrait une réduction moyenne de 20 millions par an pour atteindre l'objectif fixé par le Sommet pour 2015.

En novembre 2001, les Chefs d'Etat et de Gouvernement du monde entier se réuniront à Rome pour examiner les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du SMA lors du Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après (SMA :caa). Ce forum mondial se tiendra au siège de la FAO dans le cadre de la Conférence biennale de la FAO (2 - 13 novembre 2001).

Le débat ne sera pas rouvert sur la Déclaration de Rome et sur le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation. Le but est de réaffirmer l'adhésion aux buts déjà approuvés du SMA, et de donner un nouvel élan, un soutien et un suivi pour veiller à la réalisation des buts du Sommet formulés dans ces deux documents.

Le Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire est un mécanisme de suivi du Sommet mondial de l'alimentation au niveau des pays, et nombre de ses 70 Groupes thématiques nationaux créés joueront un rôle clé dans le soutien des préparatifs des Gouvernements, en particulier de profils de pays, pour le SMA: caa.

Le Groupe thématique, normalement composé d'un ensemble de représentants des Nations Unies, du Gouvernement, de la société civile et des donateurs, est bien placé pour collecter et regrouper l'information sur l'expérience nationale acquise durant les cinq années après le Sommet; définir des actions collectives et individuelles; mettre en lumière les réalisations et les obstacles rencontrés; identifier des mesures futures; et proposer des initiatives visant à faciliter les investissements et la détermination politique en faveur de la lutte contre la faim.

Certains Groupes thématiques ont déjà commencé à planifier leur appui au SMA: caa: Des rapports sur leurs activités seront affichés ultérieurement sur ce site.

Engagement un: nous assurerons un environnement politique, social et économique propice, visant à instaurer les meilleures conditions pour l'éradication de la pauvreté et le maintien d'une paix durable, fondé sur la pleine participation des hommes et des femmes sur un pied d'égalité, particulièrement favorable à la sécurité alimentaire durable pour tous;

Engagement deux: nous mettrons en oeuvre des politiques visant à éradiquer la pauvreté et l'inégalité et à améliorer l'accès physique et économique de tous, à tout moment, à une alimentation suffisante, adéquate du point de vue nutritionnel et sanitaire, et son utilisation efficace;

Engagement trois: nous poursuivrons des politiques et méthodes participatives et durables de développement alimentaire, agricole, halieutique, forestier et rural dans les régions à potentiel élevé comme dans celles à faible potentiel, qui sont essentielles pour assurer des approvisionnements alimentaires adéquats et fiables au niveau des ménages, ainsi qu'aux échelons national, régional et mondial, et lutterons contre les ravageurs, la sécheresse et la désertification, considérant le caractère multifonctionnel de l'agriculture;

Engagement quatre: nous nous efforcerons de faire en sorte que les politiques concernant le commerce des denrées alimentaire et agricoles et les échanges en général contribuent à renforcer la sécurité alimentaire pour tous grâce à un système commercial mondial à la fois juste et axé sur le marché;

Engagement cinq: nous nous efforcerons de prévenir les catastrophes naturelles et les crises provoquées par l'homme, d'y être préparés et de répondre aux besoins alimentaires provisoires d'urgence, d'une façon qui stimule la reprise, le redressement et le développement et renforce la capacité de satisfaire les besoins futurs;

Engagement six: nous encouragerons l'affectation et l'utilisation optimales de l'investissement public et privé pour faire progresser les ressources humaines, les systèmes alimentaires, agricoles, halieutiques et forestiers durables et le développement rural, dans les zones à fort comme à faible potentiel;

Engagement sept: nous exécuterons ce Plan d'action et assurerons son contrôle et son suivi à tous les niveaux en coopération avec la communauté internationale.

Voi ci-dessous les principaux documents préparatoires du SMA: cinq ans après:





GROUPES THÉMATIQUES

Le manioc en République démocratique du Congo

Le manioc est une des cultures vivrières les plus importantes d'Afrique. Elle est facile à cultiver, pousse même sur des sols dégradés, et peut être récoltée au fur et à mesure de sa consommation. Ces dernières années, toutefois, une nouvelle souche exceptionnellement virulente de la mosaïque du manioc s'est propagée rapidement et a dévasté la production en Afrique de l'Est, tout en commençant à menacer d'autres parties du continent.

D'après les rapports de 1999 et 2000, la situation phytosanitaire du manioc dans l'ouest et l'est de la République démocratique du Congo causait des inquiétudes. On craignait que le déficit vivrier du pays empire, le manioc étant une denrée de base pour 70% de la population. La production annuelle de manioc a subi un fort fléchissement (de 19,4 millions de tonnes en 1995 à 15,9 millions de tonnes en 2000), et plusieurs cas de famine et une grave insécurité alimentaire sévissent dans diverses régions du pays. En outre, il semblerait qu'outre les maladies et ravageurs traditionnels, différentes souches du virus de la mosaïque du manioc et de nouveaux ennemis des cultures aient gravement nui aux rendements.

Afin de conjurer les menaces pour la production, le Groupe Consultatif sur le manioc - affilié au Réseau du CAC- se réunit périodiquement pour des échanges d'expériences et d'opinions sur l'état phytosanitaire du manioc dans le pays. Au cours d'une récente initiative, le Groupe - composé de la FAO, de représentants du gouvernement, de donateurs, de scientifiques, de la société civile et du secteur privé - a recommandé qu'une équipe de scientifiques de l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) aide à évaluer l'état phytosanitaire du manioc et participe à l'élaboration d'un plan d'action pour mettre fin à la propagation des ravageurs et des maladies, accroître les rendements et redresser la production nationale.

En décembre 2000, une équipe multi-disciplinaire de scientifiques de l'IITA s'est rendue au Congo et a effectué des visites de terrain dans les provinces de Kinhasa et du Bas-Congo. Il a été reconnu à l'unanimité que les ravageurs et les maladies, et notamment la mosaïque du manioc, sont les principales causes de la baisse de production. Un rapport sur l'évaluation des ravageurs et des maladies du manioc dans les provinces de Kinshasa et du Bas-Congo (en anglais), rend compte de ces conclusions; présente le calendrier des réunions futures coordonnées par la FAO avec INERA, des membres du gouvernement, la communauté internationale et le secteur privé; et décrit les mesures à prendre dans l'immédiat et à moyen terme.

Un projet multidonateurs est en train d'être formulé sur la conception et la mise en place accélérées de technologies du manioc pour accroître la disponibilité durable de nourriture et atténuer la pauvreté en République démocratique du Congo. Il dispose d'un budget estimé à environ 5 millions de dollars E.-U. sur cinq ans, et couvrira les onze provinces du pays.

Pour tous renseignements sur le Groupe consultatif du manioc, veuillez contacter le Représentant de la FAO, M. A. Spijkers, à: FAO-ZAR@field.fao.org




Formation agricole en Gambie

Depuis sa création en 1998, le Groupe thématique de Gambie a élargi sa composition en incluant des représentants des principaux partenaires des Nations Unies, des ONG et du gouvernement dans le pays. Grâce à cette nouvelle structure et capacité de mise en réseau, le Groupe a pu concentrer ses efforts collectifs sur les domaines d'intérêt prioritaire. Dernièrement, il a aidé le PAM dans ses interventions de Vivres-contre-travail, détaché une mission d'évaluation rurale rapide pour estimer les besoins d'aide alimentaire, et préparé une étude de faisabilité d'options de ciblage de l'aide alimentaire dans le pays. Cette année, le Groupe thématique a concentré son attention sur une collaboration renforcée entre les centres de formation agricole dans le pays.

Lors d'une réunion récente, le Groupe a reconnu que les quatre centres de formation agricole du pays sont indépendants et ont reçu un soutien de certaines organisations membres ; cependant, la collaboration est minime, voire nulle, entre les centres qui ne sont guère au courant des types de formation organisés dans les autres centres. Si tous les centres de formation agricole en Gambie ont leur propre domaine de spécialisation en agriculture, agroforesterie, élevage et développement rural, il existe d'indéniables marges de coopération et de coordination: par exemple, le personnel pourrait organiser des visites et des échanges de façon à partager les expériences et les enseignements tirés. Par ailleurs, les centres pourraient renforcer mutuellement leurs domaines de compétence en pratiquant l'échange d'experts ou de formateurs.

Dans le but d'étendre la collaboration entre les centres, le Groupe thématique a organisé une visite de terrain de trois jours dans quatre centres agricoles pour se faire une idée des activités en cours, identifier les problèmes rencontrés par le personnel et créer un mécanisme de soutien coordonné des initiatives de ces centres. L'équipe -composée de membres du Groupe du Département d'Etat pour l'agriculture, du Fonds européen de développement, d'Action Aid The Gambia, des Services de secours catholiques, de Concern Universal et de la FAO- a visité les centres suivants: l'"Agricultural Rural Farmer Training Centre" à Jenoi, qui forme les riziculteurs au moyen des écoles de terrain pour agriculteurs; le "Chamen Agricultural Training Centre", qui encourage les jeunes ruraux à se mettre à leur compte; le "Njawara Agricultural Training Centre", qui dispense aux jeunes et aux adultes une formation en techniques d'agroforesterie et en aménagement durable des ressources naturelles; et le "YBK Training and Demonstration Centre", spécialisé dans l'élevage, qui organise une formation destinée tant aux agriculteurs qu'au personnel de terrain du Département des Services de production animale.

L'équipe a recommandé, entre autres, de consacrer une plus grande attention et des ressources supplémentaires à l'évaluation de l'impact après la formation; d'insérer dans tous les cours des informations sur les systèmes de crédit existants; de renforcer les liens et le partage de l'information, même au sein du Gouvernement, sur les activités de formation conduites par diverses institutions gouvernementales. En outre, l'équipe a suggéré que les centres deviennent multidisciplinaires et traitent d'autres thèmes liés à la sécurité alimentaire, comme la nutrition et l'hygiène de la reproduction. Afin de renforcer la collaboration inter-centres dans le pays, l'équipe a également recommandé d'élaborer un plan commun de travail et de coopération pour tous les centres de formation agricole en Gambie.

En guise de suivi à la visite de terrain, le Groupe thématique a pris l'initiative de rassembler le personnel des quatre centres agricoles de formation dans le cadre d'un Forum consultatif (Centre Jenoi, 27-28 février 2001). Le Forum, financé par Action Aid, visait à renforcer les liens interorganisations et la collaboration entre les centres de formation agricole du pays, en échangeant des informations sur les activités de chaque institution; en partageant les résultats et les recommandations de la visite du Groupe thématique aux centres; en discutant les secteurs éventuels de coopération entre les centres; et en élaborant un plan commun de travail et de coopération.

Le Forum a vu la participation de représentants du Groupe thématique, des quatre centres de formation agricole, ainsi que de la St. Joseph's Family Farm, du Methodist Mission Agricultural Programme (MMAP), du National Agricultural Research Institute (NARI), et de Concern Universal et du Département de services agricoles.

Durant le séminaire, tous les centres ont fait une présentation de leur centre - de l'historique aux domaines de compétence, programmes en cours, installations, et problèmes rencontrés. Les participants ont alors été divisés en trois groupes de travail pour examiner les domaines d'intérêt commun et identifier des secteurs de coopération. Sur la base des suggestions des groupes, un plan de travail et de coopération a été élaboré lors d'une session plénière, prévoyant des activités telles que la mise en place d'un réseau (le Réseau gambien des centres de formation agricole), qui se réunirait deux fois par an pour partager l'information et atteindre des buts communs; une banque de données sur les centres de ressources; la publication d'un bulletin d'information; et la réalisation de programmes radiophoniques s'inspirant des contributions et apports de tous les centres agricoles en Gambie.

Une des activités proposées pour le Groupe thématique en Gambie sera la préparation d'un catalogue de donateurs potentiels afin de soutenir le développement ultérieur des centres de formation agricole en Gambie.

Pour tous renseignements sur les activités passées ou présentes du Groupe thématique en Gambie, veuillez contacter le Coordonnateur du Groupe et Représentant de la FAO, M. Heimo Mikkola à: FAO-GMB@field.fao.org




Collecte d'information au Sri Lanka

Au Sri Lanka, le Groupe de travail sur la sécurité alimentaire a convenu de recueillir des informations pour constituer un inventaire des projets et programmes en matière de sécurité alimentaire et d'agriculture, mis en œuvre dans le pays depuis 1997. Cet exercice, semblable à celui entrepris par le Groupe thématique du Niger, fera partie de la contribution du Sri Lanka au Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après (SMA:caa), et à la base de données des Nations Unies pour le pays qui vient d'être instituée. Il est à noter que le Ministère de l'agriculture a convenu d'aider à coordonner la collecte d'information, en collaboration étroite avec la FAO.

Ces activités futures ont inspiré les débats de la récente réunion du Groupe le 8 mars. Les membres ont également étudié la possibilité d'appuyer la mise en œuvre du Programme spécial de la FAO pour la sécurité alimentaire (PSSA) dans un avenir proche. Le Programme, qui vise à aider les pays à faible revenu et à déficit vivier dans leurs efforts d'amélioration de la sécurité alimentaire nationale, à atténuer les fluctuations de la production agricole d'une année sur l'autre et à fournir un meilleur accès à la nourriture pour les populations, est désormais en vigueur dans la province du Nord-Ouest du Sri Lanka. Les participants à la réunion ont convenu que le Groupe pourrait servir de mécanisme de coordination efficace pour les activités du PSSA, formulé et exécuté par les experts nationaux sous la responsabilité directe de chaque gouvernement national.

Pour tout complément d'information sur le Groupe thématique au Sri Lanka, veuillez contacter le Représentant de la FAO, M. Jusoh: FAO-LKA@field.fao.org




Décentralisation et développement en Thaïlande

Le Groupe thématique du Réseau du CAC en Thaïlande a été constitué en mai 1999 dans le cadre du système des coordonnateurs résidents de l'ONU, et intégré en avril 2000 dans le Groupe thématique sur l'atténuation de la pauvreté, le développement rural et la sécurité alimentaire (TWG-PARF). Le Groupe est un mécanisme collaborateur pour la coopération régionale et comprend des membres de tous les organismes des Nations Unies implantés à Bangkok: FAO (Présidence et Secrétariat technique), BIT (co-présidence), PNUD (co-présidence), CESAP (co-présidence), UNESCO, UNICEF, FNUAP, PNUE, OMS, UNIFEM, PNUCID et ONUDI.

Afin de cibler ses efforts, à la fin de 2000, le Groupe a convenu de poursuivre des interventions communes de décentralisation et de développement au niveau du 'tambon' (village) dans le district de Mae Chan, au nord de la Thaïlande. Pour commencer à formuler des activités conjointes dans la région, une mission d'enquête de trois jours, composée de la FAO, du PNUD, de l'UNICEF et de la CESAP, a été lancée à Mae Chan début mars 2001 pour recueillir des informations sur les efforts et les meilleures pratiques d'atténuation de la pauvreté. Des consultations participatives ont été tenues avec des responsables gouvernementaux au niveau du district et du sous-district, des experts de l'Université de Chiang Mai et des représentants de village.

Cette mission a abouti à un rapport qui a été présenté et approuvé par les organismes membres des Nations Unies lors de la troisième réunion du Groupe thématique le 20 mars. Le rapport met en lumière des exemples concrets d'activités communes à court et à long terme qui pourraient être entreprises dans quatre grands domaines, à savoir: création de revenus et agriculture (ex. formation à la culture de champignons, enseignement professionnel agricole et non agricole au développement des petites entreprises); institutions et gouvernance (ex. renforcement des liens institutionnels formels/ informels favorables, développement des capacités au niveau décentralisé); pauvreté humaine (ex. les impacts socio-économiques du VIH/SIDA, assistance aux problèmes liés à la drogue, meilleur accès à l'enseignement primaire et secondaire); et gestion de l'environnement et des ressources naturelles (ex. meilleur accès et aménagement des bassins versants). Les groupes bénéficiaires comprendraient les tribus des collines, les groupes ethniques, les paysans sans terre, les victimes du VIH/SIDA (en particulier les orphelins), les femmes et les jeunes. A noter que le rapport propose des activités de suivi en collaboration avec d'autres groupes de travail dans le pays, afin de faciliter la planification d'activités communes.

Le Groupe envisage maintenant de recruter un consultant pour préparer des petites propositions de projet au niveau du terrain conformément aux activités communes recommandées dans le rapport de mission.

Pour tout complément d'information sur le TWG-PARF, contacter le Président, M. Dong Qingsong à dong.qingsong@fao.org ou le Secrétaire technique, M. Wim Polman à wim.polman@fao.org




Suivi du Sommet mondial de l'alimentation au Chili

Dans le cadre des activités de suivi du Sommet mondial de l'alimentation, un atelier régional "Alliances productives pour la sécurité alimentaire et le développement rural durable" a été récemment tenu au Chili (Santiago, 4-5 décembre 2000). Plus de 30 organisations de la société civile de différents pays de la région ont participé à la réunion qui avait pour but d'examiner et d'évaluer les mesures déjà prises dans la lutte contre l'insécurité alimentaire et d'analyser les approches futures.

Le message central était le resserrement des alliances productives en matière de sécurité alimentaire et de développement rural, complété par une discussion du rôle de la FAO et la présentation d'études de cas nationales du Pérou et du Mexique.

Pour de plus amples informations sur l'atelier, veuillez consulter le site web du Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine et les Caraïbes et lire le rapport final.




Lutte antiacridienne au Pérou

Le Groupe thématique du Pérou est connu pour ses échanges particulièrement actifs d'information et la coordination des activités entre différents partenaires nationaux sur des questions portant sur la sécurité alimentaire, le développement rural et les autres développements. L'an dernier, le Groupe a appuyé un projet pour la promotion et la consommation des cultures andines traditionnelles. En mars 2001, la lutte antiacridienne était le thème de la réunion du Groupe, qui a vu la participation de partenaires des Nations Unies, ainsi que des représentants du gouvernement et de la société civile, y compris du Ministère de la promotion des femmes et du développement humain (PROMUDEH), du Programme national de la nutrition (PRONAA), de la Présidence du Conseil des Ministres, du Secrétaire exécutif de coopération technique internationale (SECTI), et de la Coordination des ONG rurales.

Mme Carbonnell, Chef du Service national de santé agraire (SENASA) a informé les membres du Groupe de la stratégie proposée par SENASA pour combattre le fléau acridien dans le pays, et a reconnu le travail de divers partenaires à l'échelon national dans ce sens.

La réunion du Groupe a également permis aux membres d'être tenus au courant de certaines importantes activités à venir, telles que l'atelier national sur les Alliances productives pour la sécurité alimentaire et le développement rural durable, et un atelier préparatoire sur l'Année internationale de la montagne qui aura lieu à Cuzco (25-27 avril, 2001).

Pour tous renseignements sur le Groupe thématique du Pérou, prière de contacter M. N. Bellino, Représentant de la FAO, à: FAO-PERU@field.fao.org




Améliorer les alliances productives en Uruguay

En Uruguay, un atelier national, 'Alliances productives pour la sécurité alimentaire et le développement rural durable' se tiendra en mai avec le soutien du Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine et sous les auspices du Groupe thématique du Réseau du CAC en Uruguay. Cet atelier de suivi au récent atelier régional sur les Alliances productives pour la sécurité alimentaire et le développement rural durable de Santiago (Chili, 4-5 décembre 2000), devrait voir la participation active de représentants d'ONG et d'OSC nationales désireuses d'évaluer les expériences et stratégies des producteurs nationaux et de préparer un rapport sur la situation de l'insécurité alimentaire et du secteur rural en Uruguay.

L'atelier national devrait en outre offrir l'occasion au Groupe thématique de diffuser l'information sur les activités en cours et proposées, et de lancer les préparatifs du Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après. Les conclusions de l'atelier pourraient servir de matériel de référence au Comité national du Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après.

Pour tout complément d'information sur le Groupe thématique en Uruguay, contacter le Représentant de la FAO, Mme M.G. Teixeira, à: FAO-URY@field.fao.org




Contribuer au Bilan Commun de Pays (CCA) en Egypte

Le Bilan Commun de Pays est un processus national basé sur la collaboration, visant à examiner et à analyser la situation nationale de développement, et à dégager des questions clés comme base de promotion, de dialogue politique et de préparation d'une intervention commune: le Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (UNDAF). Le Bilan permet aux pays de coopérer pour mieux comprendre les enjeux de développement d'un pays et identifier de nouveaux secteurs et opportunités avec le concours des autorités nationales, de la société civile et des partenaires de développement. Les conclusions tirées de cet exercice sont ensuite décrites dans un document, préparé par le système des Nations Unies avec des partenaires clés- gouvernement, société civile, secteur privé et donateurs.

Le modèle du Groupe thématique du Réseau du CAC est, par conséquent, un mécanisme idéal de lancement et de coordination du CCA, car les Groupes encouragent la participation des principaux partenaires du développement dans un pays donné, pour une action collective en faveur des besoins, des enjeux et des priorités du pays en question. A ce jour, quelque douze Groupes thématiques affiliés au Réseau du CAC ont contribué à diverses étapes du processus d'évaluation UNDAF -de la coordination des apports des organismes des Nations Unies à la participation à la formulation d'indicateurs- dans les pays suivants :Bangladesh, Bolivie, Chine, Ethiopie, Guinée Bissau, Népal, Philippines, R.D.Congo, Samoa, Thaïlande, Turquie et Zimbabwe.

L'Egypte est l'exemple le plus récent de participation au processus du CCA. Le Sous-groupe de donateurs sur les ressources naturelles renouvelables (eau et agriculture) affilié au Réseau du CAC aide à coordonner les apports pour les documents UN/CCA Egypte traitant de l'agriculture; de l'eau; de la nutrition et de la sécurité alimentaire; de l'eau et de l'hygiène. En janvier 2001, le Sous-groupe- sous la présidence conjointe de la FAO et de la Banque mondiale - a convoqué une réunion d'organismes des Nations Unies, de donateurs et d'ONG, au cours de laquelle les participants ont examiné la documentation relative à l'Evaluation, et les donateurs ont présenté brièvement leurs activités en cours ou dans la filière en matière de ressources naturelles en Egypte.

Pour tout complément d'information sur le Sous-groupe de donateurs sur les ressources naturelles renouvelables (eau et agriculture), contacter le Coordonnateur et Représentant de la FAO, M. N. Doumandji, à: FAO-EGY@field.fao.org

Pour tous renseignements sur le processus du CCA dans le monde, consulter le Réseau des coordonnateurs résidents des Nations Unies - RCNet.



PUBLICATIONS

Rassembler des études de cas du terrain

UN Works est le titre du tout nouveau cybermagazine du système des Nations Unies, qui relate, au moyen de textes et de photos, la vie de personnes qui ont été aidées par les Nations Unies dans le monde entier. Le site accorde une large place aux programmes des Nations Unies, notamment aux petits projets de développement communautaire, aux campagnes mondiales de vaccination et au traité de réduction de l'appauvrissement de la couche d'ozone. Le site pourra présenter jusqu'à 48 récits à la fois et toute contribution sera vivement appréciée.




Émancipation des handicapés ruraux

Les agriculteurs handicapés sont des agriculteurs avant tout -c'est le message qui ressort clairement du nouveau film vidéo de la FAO intitulé 'Empowering the Rural Disabled'. La majorité des handicapés du monde vivent en milieu rural: la FAO aide à sensibiliser davantage l'opinion publique sur les besoins spécifiques des agriculteurs handicapés et à trouver des moyens des les intégrer dans ses programmes.

Le film vidéo montre que les agriculteurs et autres travailleurs ruraux présentant des handicaps peuvent être actifs et autonomes, et produire de la nourriture pour leurs familles et leurs communautés. Il présente deux exemples d'initiatives en Asie: un projet de culture de champignons en Thaïlande et un projet communautaire de lutte intégrée contre les ravageurs au Cambodge.

Ce dernier matériel d'information sur les handicaps dans le contexte agricole vient compléter la Base de données de la FAO en ligne sur les ruraux handicapés, qui offre aux utilisateurs, outre des publications et photos, des informations de base sur les experts, organisations, projets participant -ou intéressés- à l'amélioration des moyens d'existence des populations agricoles handicapées, en particulier dans les pays en développement.

Pour de plus amples informations sur le travail de la FAO avec les ruraux handicapés, contacter Lawrence Jacobson, Coordonnateur FAO pour les questions d'invalidité: lawrence.jacobson@fao.org




WEBSITES

Conférences électroniques pour la société civile en Amérique latine

Repenser les financements ruraux est l'intitulé d'un intéressant débat électronique organisé récemment par le Groupe Chorlaví (5-23 mars 2001). Le but du débat était de mettre au point de nouvelles formes d'intervention en matière de financement de l'agriculture et du secteur économique rural, compte tenu des leçons apprises. La discussion portait sur quatre domaines clés: le rôle des services financiers dans le développement rural; comment créer des institutions financières viables à long terme; les problèmes de réglementation des institutions de financement rurales; et le rôle des institutions publiques dans le développement de marchés financiers ruraux équitables.

La conférence est désormais achevée, mais la documentation y afférente, y compris des matériels de référence, des résumés hebdomadaires de la conférence et des messages des participants, sont encore disponibles sur le site et fournissent une source d'information précieuse.

Le Groupe Chorlaví, qui rassemble plus de 65 ONG et associations d'agriculteurs de toute la région Amérique latine et Caraïbes, a pour but de renforcer le dialogue, la compréhension et la coopération entre les partenaires du développement de la région. Six groupes de travail ont déjà été créés - respectivement sur la terre, les systèmes de financement, les organisations rurales, le développement local et micro-régional, la commercialisation et l'agro-alimentaire, et les systèmes technologiques et de production - qui visent à renforcer le développement participatif des connaissances au moyen de perspectives théoriques et méthodologiques.




Emancipation électronique des populations rurales pauvres

Le FIDA connecte les communautés pauvres à l'Internet afin de cultiver l'échange d'informations à la base et les possibilités offertes par le commerce électronique. Comment fait-il? Le Fonds a créé trois réseaux régionaux en ligne:
FIDAmerica en Amérique latine et aux Caraïbes; le réseau électronique pour l'Asie rurale et le Pacifique (ENRAP) en Asie; et FIDAfrique en Afrique occidentale et centrale. Les réseaux mettent en contact et opèrent par le biais des bénéficiaires de 76 programmes de terrain du FIDA en cours - organisations non gouvernementales (ONG) et organisations privées de volontaires locales, comme les associations d'agriculteurs - et dispensent aux chefs des communautés d'agriculteurs une formation en informatique, fournissent du matériel et les moyens d'accéder à l'Internet.

FIDAmerica, en ligne depuis 1995, relie environ 550 000 ménages ruraux pauvres bénéficiaires de projets du FIDA dans 16 pays. Les participants de FIDAmerica partagent les leçons apprises de leurs expériences par le biais de chatrooms et/ou de conférences en ligne. Ils peuvent également commercialiser et vendre leurs produits à des prix supérieurs grâce au marché virtuel.

ENRAP relie près de 250 000 ménages pauvres ciblés par 12 projets du FIDA dans six pays. Ce réseau asiatique est axé en grande partie sur l'échange d'unformations, afin d'aider les communautés rurales à identifier des stratégies d'amélioration de leurs moyens d'existence, compte tenu des enseignements tirés d'autres communautés du même type. La mise en réseau se fait essentiellement par des discussions électroniques sur des thèmes spécifiques, et par la diffusion d'un bulletin d'information mensuel imprimé distribué aux communautés reculées.

Plus récemment, le FIDA a étendu son rayon d'action sur Internet en dévelopant FIDAfrique - un réseau de projets et institutions du FIDA combattant la pauvreté rurale en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. FIDAfrique entend toucher environ 500 000 ménages ciblés par 30 projets du FIDA.

Pour tout complément d'information, consulter le nouveau site du FIDA.




Réseaux pour l'information des agriculteurs

Le Réseau d'information des agriculteurs pour le développement agricole et rural (FarmNet) est un modèle théorique d'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) en faveur du développement agricole et rural. Il vise à créer un réseau de ruraux, soutenu par des organisations intermédiaires comme les services de vulgarisation, à l'aide des technologies de l'information et de la communication et des médias traditionnels, pour faciliter la production, la collecte et l'échange de connaissances et d'informations en vue de l'amélioration des moyens d'existence. Pour en savoir plus sur FarmNet, consultez le fichier pdf: ftp://ftp.fao.org/sd/farmnet.pdf (en anglais).

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