Lors de la première session du Conseil économique et social consacrée intégralement à l’élimination de la faim au nouveau millénaire, le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a souligné l’importance d’accroître les investissements dans le développement rural et la sécurité alimentaire. Réaffirmant l’importance d’accélérer les progrès pour atteindre les buts du Sommet mondial de l’alimentation, M. Diouf a cité le Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire en tant que mécanisme de suivi du Sommet au niveau des pays. Il a demandé que les programmes nationaux et internationaux accordent la priorité au développement rural et à la sécurité alimentaire. Lire son Allocution(Anglais)
Composé de membres des organismes de l’ONU, du gouvernement, de la société civile, du secteur privé et des institutions de recherche, le Groupe thématique de la Turquie sur le développement rural et la sécurité alimentaire a mené un groupe actif dès sa création en 1998.
Lors d’une récente réunion du Groupe, les 70 participants de tous les secteurs, y compris des organisations gouvernementales, non gouvernementales (ONG), organismes de donateurs, universités, ambassades, médias, secteur privé, et institutions des Nations Unies, ont convenu à l’unanimité que le Groupe thématique assume un rôle de coordonnateur sur les questions d’alimentation et de nutrition. La réunion a souligné la nécessité d’une approche intersectorielle dans la lutte contre la pauvreté, et a recommandé aux ministres et aux institutions chargés de veiller au développement rural, à l’innocuité, la transformation, la distribution et la commercialisation des aliments, à la santé et la nutrition, à unir leurs forces et à échanger les informations, en faisant intervenir notamment les associations d’agriculteurs, les ONG, la société civile, le secteur privé, les universités et les institutions de recherche.
Des recommandations ont été formulées
pour une politique alimentaire et nutritionnelle, un plan
national d’action pour la nutrition et un mécanisme
de coordination pour le suivi de la sécurité
alimentaire et l’innocuité des aliments aux niveaux
local, national et régional. Le rôle de premier plan
du Groupe thématique, en tant que tribune rassemblant tous
les groupes d’intérêt en Turquie, a
été réitéré. Un
mécanisme de suivi actif est en cours.
Document intégral:
Compte-rendu de la réunion du Groupe thématique du
Réseau du CAC– 12 octobre 2000, Ankara
(anglais uniquement)
A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation (16 octobre), le Groupe thématique au Pakistan a publié un rapport intitulé Déclaration des Nations Unies sur la sécurité alimentaire au Pakistan sur la situation de la sécurité alimentaire nationale et les moyens d’action possibles. Le rapport comprend des informations sur les initiatives gouvernementales pour garantir la sécurité alimentaire et décrit les choix de mesures et les options stratégiques, ainsi que le rôle de l’ONU et des institutions multilatérales de financement.
Créé en 1998, le Groupe thématique sur le
développement rural et la sécurité
alimentaire au Pakistan a dirigé un groupe actif
présidé par la FAO et composé des membres
des organismes suivants: PNUD, PAM, OMS, FNUAP, UNICEF, OIT.
Rapport intégral:
United Nations Statement on Food Security in Pakistan (PDF
File)
(Pour recevoir un exemplaire imprimé, veuillez
contacter le Système des Nations Unies au Pakistan:
Coordonnateur Résident des Nations Unies, Saudi Park Tower,
9ème étage, 61-A, Avenue Jinnah, Islamabad, Pakistan)
Il règne encore au Vietnam une malnutrition généralisée. En moyenne, plus de 40 pour cent de toutes les mères sont sous-alimentées, la cause étant souvent la malnutrition des enfants. En 1990, le Gouvernement du Vietnam a formulé un Programme national de sécurité alimentaire intégré prévoyant que "l’agriculture vietnamienne aura pour objectif premier de garantir des disponibilités alimentaires et d’améliorer les niveaux nutritionnels de toute la communauté, en fournissant non seulement un nombre de calories suffisant, mais également des niveaux supérieurs de protéines, de graisses et de vitamines." Le Programme national sera conduit jusqu’en 2010 et sera inclus dans le plan quinquennal et la stratégie décennale du Ministère de l’agriculture.
L’élaboration de stratégies pour la création d’écosystèmes agricoles plus stables demeure l’un des principaux problèmes au Vietnam. Un des buts du Programme national est de passer d’une production agricole reposant actuellement sur une base étroite, à une structure efficace de service agro-industriel qui fournisse des emplois locaux et une base stable pour accéder à la nourriture. Le Groupe de travail thématique sur la sécurité alimentaire aide le Gouvernement du Vietnam dans ces efforts et soutient sa détermination à faire intervenir tous les éléments de la société civile dans la mise en oeuvre du Programme national de sécurité alimentaire.
Le Groupe de travail a été mis en place
début 1999. Ses objectifs consistent à: soutenir
activement les efforts du Gouvernement visant à mettre en
oeuvre les engagements du Plan d’action du Sommet mondial
de l’alimentation; renforcer les liens et instaurer de
nouveaux partenariats orientés vers l’action visant
à promouvoir la sécurité alimentaire au
Vietnam; et échanger informations, expériences et
meilleures pratiques liées à la
sécurité alimentaire et au développement
rural. Les principales activités du Groupe comprennent
l’aide à la mise au point d’un SICIAV
national, le renforcement des capacités du MARD et une
campagne de sensibilisation à l’importance des
questions de sécurité alimentaire au Vietnam par
l’éducation et le partage des connaissances.
Document intégral:
Thematic Working Group on Food Security - Input to the World
Bank's Vietnam Development Report(anglais uniquement)
Le manioc est considéré comme un des aliments les plus fiables et les moins coûteux. "Le Forum de validation de la Stratégie mondiale pour le développement du manioc" avait annoncé que le manioc pouvait aider à lutter contre la faim et la pauvreté dans les pays en développement en augmentant la production et en améliorant la commercialisation. En Afrique, environ 70 pour cent de la production de manioc sert à l’alimentation humaine. Il peut être cultivé là où les céréales et d’autres cultures ne poussent pas bien, et tolère bien la sécheresse et les sols pauvres en nutriments. La production mondiale de manioc s’est élevée à 167,7 millions de tonnes en 1999, dont 60 pour cent actuellement utilisés pour la consommation humaine et 25 pour cent pour l’alimentation animale.
La République démocratique du Congo est un des
plus grands producteurs de manioc du monde (16,5 millions de
tonnes en 1999).Le Groupe thématique du Réseau du
CAC sur le développement rural et la
sécurité alimentaire a choisi de concentrer son
attention sur le développement de la culture du manioc.
Les membres du Groupe comprennent des représentants des
organismes des Nations Unies, du gouvernement, de la
société civile, du secteur privé et des
organisations bilatérales. Il tient des sessions
régulières pour partager l’information sur
les projets en cours et présenter les résultats
d’études de terrain sur la culture du manioc. Le
Groupe entend étendre son thème à des
questions d’intérêt plus national liées
au développement rural et à la
sécurité alimentaire.
Documents:
Du 21 août au 30 septembre 2000, la FAO, en collaboration avec le Centre de ressources pour l’agriculture et la foresterie urbaines (RUAF) a organisé une conférence virtuelle sur "Agriculture urbaine et péri-urbaine à l’ordre du jour." La conférence a servi de suivi à l’atelier de 1999 "Growing Cities, Growing Food : Urban Agriculture on the Policy Agenda", tenu à La Havane, Cuba et traitait de questions sur la sécurité alimentaire et la nutrition; la santé et l’environnement urbain; et la planification urbaine. (Consulter les documents de la conférence à l’adresse suivante: http://www.fao.org/urbanag/)
La conférence était ouverte à toutes les personnes intéressées par l’agriculture urbaine et péri-urbaine, notamment les urbanistes et les fonctionnaires municipaux, les chercheurs et les praticiens. Les participants ont mis en commun leurs besoins, les résultats des recherches, des questions et des idées de projets. 720 participants se sont inscrits, en provenance du monde entier (Asie, Amérique latine, Europe de l’Est et de l’Ouest, Afrique de l’Est, de l’Ouest et australe, Etats-Unis, Canada, etc. Le débat sur les questions de sécurité alimentaire et de nutrition a attiré le public le plus nombreux avec un total de 290 participants.
La conférence a présenté plusieurs conclusions sur les agriculteurs urbains et l’impact de l’agriculture urbaine et péri-urbaine sur les moyens d’existence. En particulier, les participants ont insisté sur le fait qu’il faut concevoir les solutions aux problèmes d’agriculture urbaine en fonction des conditions spécifiques de chaque site et qu’il faut insérer dans les politiques divers outils et objectifs pour l’agriculture urbaine, péri-urbaine et rural qui tiennent compte de leurs différents besoins et atouts. Compte tenu des diverses situations auxquelles sont confrontées les villes, les participants ont suggéré une approche participative à la recherche de solutions aux problèmes d’agriculture urbaine.