Le Réseau constitue le mécanisme pour le suivi interinstitutions du Sommet mondial de l'alimentation et il fournit un soutien à la Coalition populaire pour éliminer la faim et la pauvreté. Il s'agit d'un mécanisme informel à deux niveaux qui comprend, d'une part au niveau des pays, des Groupes thématiques, et d'autre part au siège, un réseau d'organisations intéressées qui soutient ces groupes.
A sa Session d'avril 1997, le Comité administratif de coordination des Nations Unies (CAC), qui regroupe les personnes à la tête des organisations des Nations Unies, a décidé d'établir un Réseau international et consultatif sur le développement rural et la sécurité alimentaire. Ce réseau remplace l'ancien Sous-Comité CAC sur le développement rural et constitue un des mécanismes de suivi interinstitutions du Sommet mondial de l'alimentation; il soutient également la Coalition populaire pour éliminer la faim et la pauvreté. Il compte actuellement parmi ses membres 20 organisations des Nations Unies.
Le Réseau vise à donner la possibilité à différents partenaires de travailler ensemble sur des objectifs communs basés sur leur engagement à promouvoir le développement rural et à venir à bout de l'insécurité alimentaire internationale. Parmi les objectifs, on distingue:
Le Réseau est constitué par un mécanisme informel à deux niveaux qui comprend, au niveau national, des Groupes thématiques sur le développement rural et la sécurité alimentaire au sein du système du Coordonateur résident des Nations Unies, et au siège, un réseau d'organisations intéressées qui soutient ces groupes au niveau national. Le Réseau met l'accent sur l'action au niveau national. Il fait le lien entre les Groupes thématiques dans les pays et les organisations partenaires, qu'elles soient ou non des Nations Unies, au niveau national, sous-régional, régional et international.
La proposition d'établir le Réseau, soumise conjointement par le FIDA et la FAO au Comité consultatif pour les questions relatives aux programmes et aux opérations (CCQPO) en mars 1997 et par la suite par le Directeur général de la FAO au CAC en avril 1997, fournit de plus amples détails sur la création du Réseau, ainsi que la description des accords au niveau national et au siège.
A sa vingt-quatrième session (15-17 mai 1996), le Sous-Comité du CAC sur le développement rural a créé un groupe de travail pour examiner les objectifs et modalités de fonctionnement du Sous-Comité. L'examen a été réalisé par un consultant qui a recommandé la dissolution du Sous-Comité et son remplacement par un mécanisme de coordination officieux à deux niveaux qui serait centré sur les mesures à prendre au niveau des pays avec l'appui d'un réseau non officiel de coordination au Siège. Le Comité consultatif pour les questions relatives aux programmes et aux opérations (CCQPO), à sa neuvième session (16-20 septembre 1996), a fait siennes ces recommandations et invité la FAO et le FIDA à étudier conjointement des moyens d'un bon rapport coût/efficacité pour lancer un réseau officieux basé à la fois au Siège et sur le terrain pour remplacer le Sous-Comité.
La FAO et le FIDA, en faisant connaître leur proposition, à la dixième session du CCQPO (3-7 mars 1997), ont indiqué que ce mécanisme interinstitutions était le meilleur moyen de promouvoir le suivi du Sommet mondial de l'alimentation et de susciter de nouvelles activités de développement rural dont déciderait le réseau. Le CCQPO a appuyé la proposition FAO-FIDA et recommandé qu'elle soit approuvée par le CAC. Le Directeur général de la FAO a ensuite présenté une Note à la première session ordinaire du CAC en 1997 afin d'informer ses collègues sur le suivi du Sommet mondial de l'alimentation, en particulier sur les modalités de la coopération interinstitutions à cet effet.
Comme le réseau serait ouvert à des partenaires extérieurs au système des Nations Unies, le FIDA et la FAO ont conclu, au cours des consultations ayant abouti à la proposition mentionnée ci-dessus, ont conclu que le mécanisme envisagé fournirait aussi un soutien efficace à la Coalition populaire pour éliminer la faim et la pauvreté, déjà constituée dans le contexte du Plan d'action de la Conférence sur la faim et la pauvreté (Bruxelles, 1995). La Coalition est un réseau de collaboration entre organismes intergouvernementaux et organisations de la société civile, destiné à lutter contre la pauvreté en mettant l'accent sur le potentiel et le dynamisme des organisations de la société civile.
La Note du Directeur général au CAC exprime la gratitude de la FAO aux organisations du système des Nations Unies, et à leurs chefs de secrétariat, pour l'excellent soutien apporté lors du Sommet et de ses préparatifs. Ce soutien a permis au Sommet de bénéficier de contributions venues de secteurs plus larges que ceux de l'alimentation et de l'agriculture, soulignant ainsi le caractère intersectoriel de la sécurité alimentaire. Les dispositions prévues pour assurer le suivi interinstitutions s'efforcent de faciliter, de manière souple et avec un bon rapport coût/efficacité, l'engagement permanent des organisations du système des Nations Unies et la mise en place d'une coopération intersectorielle productive, en particulier au niveau des pays.
Par sa Résolution 50/109, l'Assemblée générale des Nations Unies s'est félicitée de la décision de la Conférence de la FAO d'organiser le Sommet mondial de l'alimentation et elle a notamment invité toutes les organisations concernées du système des Nations Unies et les autres organisations intergouvernementales à coopérer activement avec la FAO aux préparatifs du Sommet.
De nombreuses organisations du système des Nations Unies ont participé à l'élaboration et à la négociation du projet de Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et de Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation. Plusieurs organisations ont contribué à la préparation des documents techniques et un certain nombre ont participé à des consultations officieuses entre organisations du système des Nations Unies, qui ont eu lieu à l'occasion de trois sessions du Groupe de travail intersessions du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), pour examiner comment elles pourraient influer de manière concrète sur les résultats du Sommet et contribuer au suivi de celui-ci. Parmi les organisations particulièrement actives à cette occasion, on citera l'AIEA, le FIDA, le PNUD, le PNUE, l'UNESCO, le FNUAP, le HCR, l'UNICEF, le PAM, l'OMS, l'OMM et l'OMC.
L'engagement du système des Nations Unies a également pris la forme d'un soutien financier, la Banque mondiale fournissant 500 000 dollars E.U. pour les activités préparatoires et le PNUD 500 000 dollars E.U. pour les préparatifs et le suivi dans les pays d'Afrique. Les coordonnateurs résidents des Nations Unies ont contribué à la coordination des préparatifs, aux activités d'information et à la mobilisation des ressources au niveau national.
De nombreuses institutions et organes du système des Nations Unies ont entrepris des activités complémentaires liées au Sommet, ou bien ont publié des déclarations de soutien, notamment le Groupe consultatif mixte des politiques, le Sous-Comité de la nutrition du CAC et le Sous-Comité du développement rural du CAC. Le FNUAP et la FAO ont organisé une consultation d'experts sur la production alimentaire et la croissance démographique pour examiner les questions posées dans le document technique sur les facteurs démographiques et la sécurité alimentaire.
L'Engagement sept du Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation confie au CAC un rôle important dans le suivi du Sommet comme il ressort de la citation ci-après (par. 59 h)) du Plan d'action) qui stipule que les gouvernements:
"inviteront le CAC, par l'intermédiaire de son Président, le Secrétaire général de l'ONU, à assurer une coordination interinstitutions appropriée conformément à la Résolution 50/227 de l'Assemblée générale des Nations Unies et, au moment de décider de la présidence de tout mécanisme du CAC chargé du suivi interinstitutions du Sommet mondial de l'alimentation, à reconnaître, dans l'esprit de la Résolution 1996/36 du Conseil économique et social, le rôle majeur joué par la FAO dans la sécurité alimentaire, dans le cadre de son mandat."
Les organisations concernées du système des Nations Unies sont encouragées à entamer des consultations, notamment dans le cadre du CAC, pour poursuivre l'élaboration et la définition d'un système d'information et de cartographie sur l'insécurité et la vulnérabilité alimentaires. La FAO est appelée à jouer un rôle d'agent catalyseur dans cet effort, dont les résultats seront présentés au Conseil économique et social par l'intermédiaire du CAC (par. 59 b) du Plan d'action).
Le Secrétaire général est également invité à demander au CAC d'adresser au Conseil économique et social, conformément aux procédures établies, des rapports sur le suivi du Sommet mondial de l'alimentation tel qu'il est assuré par les organismes des Nations Unies (par. 60 d) du Plan d'action).
Le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation souligne que la responsabilité principale de la mise en oeuvre et du contrôle du suivi du Sommet se situe au niveau des pays, et que c'est aux gouvernements qu'il incombe au premier chef de créer un environnement économique et politique qui assure la sécurité alimentaire de ses citoyens, en impliquant à cette fin tous les éléments de la société civile (par. 56 du Plan d'action). L'importance d'une coopération internationale intense pour la mise en oeuvre efficace du Plan d'action est également soulignée. L'accent est mis sur le fait que la coordination et la coopération au sein du système des Nations Unies, y compris avec les institutions de Bretton Woods, sont essentielles et doivent tenir compte du mandat de la FAO et d'autres organisations compétentes (par. 57 du Plan d'action). La priorité accordée à favoriser et soutenir l'action au niveau des pays est l'un des principes fondamentaux qui sous-tendent les propositions de suivi exposées dans la présente note.
Le second principe découle de la vive préoccupation et de l'engagement à promouvoir l'utilisation rentable et efficace des ressources humaines et financières disponibles. Conformément au processus de réforme en cours au sein du système des Nations Unies, la mise en oeuvre du Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation ne doit pas alourdir la bureaucratie et les institutions déjà en place. Au contraire, les propositions sont délibérément conçues pour s'appuyer le plus possible sur les institutions et mécanismes existants.
Le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) est chargé de surveiller la mise en oeuvre du Plan d'action du Sommet (par. 9 du Plan d'action). Le CSA est aussi invité à fournir des rapports réguliers sur la mise en oeuvre du Plan d'action, par l'intermédiaire du Conseil de la FAO, au Conseil économique et social. Peuvent être membres à part entière tous les membres des Nations Unies y compris, par conséquent, tous les pays qui ne sont pas membres de la FAO, tandis que les organisations du système des Nations Unies intéressées par les questions de sécurité alimentaire participent au Comité en tant qu'observateurs. La surveillance de l'application du Plan d'action par le CSA reposera sur des rapports des gouvernements, des rapports de suivi des organisations du système des Nations Unies et des organes de coordination interinstitutions, et des informations provenant d'autres institutions internationales pertinentes y compris des ONG. Comme les rapports au CSA ne doivent pas faire double emploi avec des documents similaires dont sont saisies la FAO et d'autres organisations du système des Nations Unies, des mécanismes seront nécessaires pour canaliser les informations pertinentes émanant d'autres mécanismes de rapports présentés au CSA.
Comme on l'a noté à la section 3 ci-dessus, le CAC est également invité à présenter un rapport intérimaire au Conseil économique et social sur la suite donnée par les organismes des Nations Unies au Sommet mondial de l'alimentation.
A sa première session ordinaire de 1997, le CAC a fait siens les arrangements proposés pour le suivi interinstitutions du Sommet mondial de l'alimentation, qui doit se concentrer en particulier sur les mesures au niveau des pays et sur leur soutien coordonné au Siège. Le rapport du CAC précise en outre:
"En vertu de ces arrangements, des groupes thématiques couvrant la sécurité alimentaire et les questions connexes seraient constituées au niveau des pays, dans le cadre du réseau des Coordonnateurs résidents. Au Siège, la FAO assumera la responsabilité du fonctionnement d'un réseau d'organisations intéressées incluant des acteurs extérieurs au système des Nations Unies, afin d'appuyer ces groupes constitués au niveau des pays et de promouvoir des approches communes; le FIDA dirigera un élément de suivi et d'évaluation chargé notamment de recueillir, d'analyser et de diffuser certaines données d'expérience des pays. Les rapports au CAC pourraient passer, selon le cas, par le CCQPO ou le CIDD. Les résultats pourraient aussi être mis à la disposition d'autres mécanismes relevant ou non du CAC"
(rapport de la première session ordinaire du CAC en 1997).
Ce mécanisme, qui comprend des dispositions à la fois pour le terrain et pour le Siège, est décrit ci-après. Il convient de souligner que depuis le stade conceptuel jusqu'au stade opérationnel, les deux organisations ont l'intention de s'appuyer sur une étroite coopération avec le PAM et les autres partenaires concernés.
Il est prévu que des consultations auront lieu grâce à la création, dans le cadre du réseau des Coordonnateurs résidents, d'un ou de plusieurs groupes thématiques, avec la participation du gouvernement du pays concerné et de ses partenaires externes et internes, y compris les ONG, à l'appui des mesures nationales. Cela est conforme à l'esprit de la résolution 50/120 de l'Assemblée générale dans laquelle celle-ci a prié "le Secrétaire général de veiller à ce que le système des coordonnateurs résidents fasse davantage appel à la participation sur le terrain, notamment en recourant davantage à des groupes thématiques et en faisant une place plus large à la consultation" (par. 36 de la Résolution 50/120). En outre, ce mécanisme faciliterait une meilleure coordination interinstitutions au niveau du terrain, comme suggéré au paragraphe 4 de la Résolution 51/171 de l'Assemblée générale.
La FAO serait disposée à prendre le rôle de chef de file, le cas échéant, dans ces groupes thématiques, en étroite collaboration avec le FIDA, le PAM et d'autres organisations intéressées. La FAO est en mesure de le faire directement dans les 108 pays où elle a un représentant accrédité. Le Représentant résident du PNUD/Coordonnateur résident de l'ONU s'occupe normalement des activités liées à la FAO dans les pays où la FAO ne dispose pas d'un représentant permanent et il serait donc à même d'assumer ce rôle au nom de la FAO dans ces pays, avec le soutien technique spécialisé de la FAO, essentiellement par l'intermédiaire de sa structure décentralisée.
L'objectif au niveau du terrain est de promouvoir des activités à l'initiative de la base et non à l'initiative du Siège susceptibles i) de faciliter ou de catalyser la participation pour la définition des priorités et la conception des programmes et projets et ii) d'utiliser efficacement les ressources complémentaires mises à la disposition des organismes nationaux et des organisations du système des Nations Unies.
Le partage des données d'expérience dans les pays et le soutien technique fourni par le Siège aux groupes de terrain seraient assurés par le réseau d'organisations pertinentes, la FAO assumant la responsabilité de son fonctionnement. L'utilisation la plus large possible des communications électroniques, avec affichage périodique en ligne des rapports intérimaires, devrait réduire au minimum le nombre de réunions formelles. Ce mécanisme souple permettrait aussi l'engagement de partenaires extérieurs au système des Nations Unies, et d'exploiter ainsi un ensemble de connaissances aussi vaste que possible, sans les contraintes institutionnelles imposées par les structures officielles interinstitutions. La FAO a déjà pris les mesures initiales pour faciliter la coopération interinstitutions dans des domaines tels que l'élaboration des stratégies nationales, la mise en place d'un système d'information et de cartographie sur l'insécurité et la vulnérabilité alimentaires et la définition d'indicateurs servant à mesurer les progrès vers la réalisation des objectifs du Sommet mondial de l'alimentation. Toutes les institutions partenaires intéressées se sont réunies à Rome les 24 et 25 mars 1997 pour une consultation technique sur le Système d'information et de cartographie sur l'insécurité et la vulnérabilité alimentaires; dans ce domaine, les activités du PAM sont particulièrement pertinentes.
Le FIDA, en tant qu'ancien président du groupe de suivi et d'évaluation du Sous-comité sur le développement rural du CAC, serait le maître d'oeuvre, notamment pour l'analyse sélective et la diffusion des données d'expérience au niveau des pays, en particulier les pratiques les plus convaincantes.
Un rapport complet au CAC, par l'intermédiaire de ses organes subsidiaires, à savoir le CCQPO ou le CIDD selon le cas, est prévu afin de replacer le mécanisme dans le contexte plus large de la coordination interinstitutions confiée au CAC et à ses mécanismes subsidiaires. On assurerait ainsi la complémentarité avec d'autres initiatives interinstitutions et l'établissement des rapports du CAC au Conseil économique et social en serait facilité.
Les institutions, fonds et programmes du système des Nations Unies et les institutions de Bretton Woods sont invitées à contribuer à la mise en oeuvre et au fonctionnement efficace de ce réseau souple et novateur, au niveau du terrain ou au niveau du Siège, en collaboration avec les autres partenaires intéressés extérieurs au système des Nations Unies. La présente consultation des organismes partenaires des Nations Unies a pour objet de préciser lesquels seraient en mesure de contribuer aux activités du Réseau et de mettre en oeuvre les premières mesures ci-après où chaque participant: