Affiché le 30 avril 1998
« J'apprécie les modalités innovatrices de l'action que le réseau compte mener et me félicite de l'intention d'impliquer les organisations de la société civile dans le travail du réseau CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire, et en particulier dans les activités des Groupes thématiques au sein du système du Coordonnateur résident. »
Secrétaire général Kofi Annan dans sa lettre du 25 août 1997 adressée au Directeur général de la FAO.
Un des principes directeurs du réseau CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire est qu'il se doit d'être pluraliste et doit encourager la participation de tous les partenaires du développement. Le réseau offre donc aux différents acteurs une excellente occasion de travailler ensemble sur des objectifs communs basés sur leur désir et leur engagement à promouvoir le développement rural et à surmonter l'insécurité alimentaire mondiale. C'est pourquoi les Groupes thématiques nationaux sont encouragés à faire participer les organisations gouvernementales et non-gouvernementales concernées, y compris les institutions nationales, les organisations bilatérales et multilatérales, les représentants de la société civile et du secteur privé, en collaboration avec les Agences des Nations Unies.
Les « organisations de la société civile » comprennent un large éventail de groupes et d'organisations indépendantes et hétérogènes. Elles naissent d'une initiative directe de particuliers ou de groupes de la société et n'appartiennent en aucune façon au système gouvernemental, politique ou administratif officiel.
Leurs membres sont constitués notamment par les organisations d'agriculteurs, les organisations de travailleurs ruraux, les organisations communautaires, les ONG, les organisations humanitaires ou de secours, les instituts de recherche, les syndicats et les coopératives, les associations professionnelles, les organisations de consommateurs, les universités, les associations du secteur privé, les réseaux d'ONG, etc.
Les organisations de la société civile peuvent être nationales ou internationales, locales ou régionales. Elles peuvent être spécialisées dans un thème particulier (par exemple l'agriculture durable, l'environnement, les spécificités de chaque sexe, la population, etc.) ou avoir un rôle multiple. Leurs activités sont très variées : campagnes d'information, représentation, appui technique, offre de services, renforcement des capacités, formation, recherche et vulgarisation, rassemblement de données, diffusion de l'information, etc.
De nombreuses types d'organisations de la société civile sont désormais reconnus pour posséder une grande connaissance de ce qui fonctionne dans le développement durable et pour contribuer à jouer un rôle crucial dans le bon fonctionnement des secteurs agricoles et du développement rural. Nombre d'organisations de la société civile partout dans le monde ont démontré leurs capacités et leur compétence dans le soutien aux stratégies de survie des populations pauvres urbaines et rurales qui sont directement affectées par les problèmes associés à la pauvreté et à l'insécurité alimentaire. De fait, beaucoup d'organisations représentent des membres issus de communautés concernées par les problèmes liés au développement rural et à la sécurité alimentaire, notamment des producteurs alimentaires, des femmes, des jeunes, des consommateurs, des populations pauvres rurales et urbaines.
« Tout le monde s'accorde à dire que les gouvernements seuls ne peuvent pas résoudre ces prob1èmes et que pour faire des progrès nous avons besoin de l'énergie et des compétences qui résident dans la société civile. »
Extrait du discours d'ouverture du Directeur général de la FAO au Forum des ONG sur la sécurité alimentaire qui s'est tenu à Rome du 11 au 17 novembre 1996.
Les organisations de la société civile qui sont dotés de capacités pour apporter une contribution importante et précieuse au travail des Groupes thématiques nationaux sont nombreuses. Elles peuvent par exemple faire part de leurs expériences et de leurs compétences acquises en travaillant directement avec les communautés à la base et partager les leçons apprises durant la conception et la mise en oeuvre des programmes liés au développement rural et à la sécurité alimentaire. Elles peuvent également jouer un rôle important dans la diffusion et la dissémination de l'information, de même que dans la mobilisation des ressources. Certaines d'entre elles peuvent participer au dialogue dans les politiques pour la planification de la sécurité alimentaire. En effet, certaines organisations ont été invitées par les gouvernements nationaux à contribuer à la préparation des documents qui présentaient les positions des pays et leurs stratégies pour le Sommet mondial de l'alimentation et de nombreuses organisations ont participé de façon active au processus complet.
De nombreuses organisations de la société civile ont contribué au débat et participé activement dans la totalité du processus du Sommet mondial de l'alimentation. Les gouvernements, de même que les organisations internationales et les ONG, ont souligné la nécessité d'impliquer et de faire participer tous les acteurs de la société civile dans le suivi du Sommet mondial de l'alimentation.
Le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation reconnaît l'importance de la contribution des organisations de la société civile dans des domaines tels que la sécurité alimentaire et l'agriculture, les pêches, le développement rural et forestier, et demande aux gouvernements qu'ils s'engagent à prendre une série d'initiatives « en collaboration avec tous les acteurs de la société civile » dans le cadre des 7 engagements qu'ils ont pris. Le Plan d'action déclare que les gouvernements doivent « encourager(ont) activement les organisations de la société civile à participer davantage à l'action en faveur de la sécurité alimentaire, et les alliances avec elles » (Objectif 7.1 (d)). En ce qui concerne sa mise en oeuvre, il est déclaré que : « les individus et les ménages ont un rôle clef à jouer dans les décisions et mesures affectant leur sécurité alimentaire. Ils doivent être habilités et encouragés à participer activement, à titre individuel ainsi que collectivement, par l'intermédiaire des organisations de producteurs, de consommateurs et autres organisations de la société civile » (Objectif 7.5 (a)).
Dans le même temps, les organisations de la société civile participant au Forum des ONG sur la sécurité alimentaire, qui s'est tenu à Rome pendant le Sommet, se sont engagées publiquement dans leur Déclaration « Le profit pour quelques uns ou l'alimentation pour tous » à assurer le suivi des sept engagements contenus dans le Plan d'action.
Se rendre à la section « Ressources: Un réseau pluraliste » où vous trouverez des indications sur comment obtenir cette déclaration « Le profit pour quelques uns ou l'alimentation pour tous » ainsi que le Rapport.
« Dans le processus du développement durable, des gouvernements efficaces, les marchés et les sociétés civiles sont tous nécessaires à pars égales. A la fin de la journée, il faut créer une synthèse, une complémentarité entre les efforts et la créativité de tous les secteurs de la société. Il ressortira de cette synthèse une synergie ­p; cette combinaison d'efforts produira des résultats qui seront supérieurs au total de la somme des parties ».
Extrait d'un document préparé pour la Conférence sur la faim et la pauvreté qui s'est tenue à Bruxelles les 20 et 21 novembre 1995.
La participation des organisations de la société civile dans le travail des Groupes thématiques améliorera leur accès aux compétences et aux contacts dans de nombreux domaines (recherche participative, connaissances indigènes, diffusion de l'information, spécificité des sexes, etc.). En tirant avantage de la complémentarité et des synergies qui existent entre les agences des Nations Unies, les institutions nationales, les organisations bilatérales, multilatérales et les organisations de la société civile, les Groupes thématiques ont une réelle occasion d'augmenter leurs chances d'efficacité, de durabilité et de succès dans leurs activités.
Les décisions finales sur les membres des Groupes thématiques sont bien entendu à la discrétion de chaque Groupe en fonction des priorités et des situations locales, mais les Groupes sont tout de même encouragés à inclure les organisations de la société civile possédant une expérience dans le domaine du développement rural et de la sécurité alimentaire. Il est par exemple suggéré que les Groupes thématiques cherchent à faire participer les organisations de la société civile dans leur pays qui ont été impliquées dans le processus préparatoire du Sommet mondial de l'alimentation ou qui sont membres de la Coalition populaire pour éliminer la faim et la pauvreté.
Dans certains pays, les organisations de la société civile participent déjà aux Groupes thématiques nationaux, ce qui constitue une illustration des possibilités engendrées par l'utilisation du Réseau pour promouvoir les alliances et les partenariats entre les différents acteurs oeuvrant pour la promotion du développement rural et le renforcement de la sécurité alimentaire au niveau national. D'autres groupes ont déclaré leur intention de faire participer les organisations de la société civile dans l'avenir.
Les organisations de la société civile intéressées à participer au travail des Groupes thématiques au niveau national peuvent contacter le Représentant de la FAO ou du PNUD dans leur pays afin de signaler leur intérêt.
Les Groupes thématiques désirant connaître la liste des organisations de la société civile dans leur pays qui ont participé activement au Sommet mondial de l'alimentation peuvent contacter le Secrétariat du Réseau à l'adresse électronique suivante : rdfs-net@fao.org. Les Groupes désirant connaître la liste des organisations qui participent à la Coalition populaire pour éliminer la faim et la pauvreté peuvent contacter M. Bahman Mansuri, Directeur de programme, FIDA, à l'adresse suivante : b.mansuri@ifad.org.
Se rendre à la section « Ressources » pour obtenir des informations sur les documents et publications liés aux thèmes de la société civile et du pluralisme.
Pour consulter le Thème d'avril 1998, Aller de l'avant