Réseau du CAC sur le développement rural et la sécurité alimentaire
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Affiché le 5 octobre 1998

Ressources : VIH/SIDA

Le virus du SIDA et l'agriculture commerciale au Kenya: impact, vulnérabilité, sensibilité et stratégies d'adaptation

Cette étude a été menée par la FAO sur demande du PNUD. Toute l'attention a été portée sur les conséquences de l'épidémie dans le secteur de l'agriculture commerciale, les effets d'atténuation, la vulnérabilité et les mécanismes d'adaptation.

Cette étude comparative est partie intégrante de l'arrangement dit 'Programme Support Implementation Arrangement' du Gouvernement du Kenya et du PNUD, dans le cadre du programme d'appui pour combattre les effets du VIH/SIDA sur le développement (titre: "Capacity Building for Enhanced Public Administration and Participatory Development").

Au Kenya, les effets du virus du SIDA sur l'agriculture et l'économie dans son ensemble sont alarmants. En effet, l'épidémie a gravement frappé la force de travail dans les groupes d'âge les plus productifs et a tendance a éliminer toute une génération. Nombre des victimes ont entre 20 et 30 ans lorsqu'elles commencent à manifester les symptômes du SIDA et, par la suite, elles tombent continuellement malades. Outre la tragédie humaine, cela engendre des coûts de plus en plus élevés pour les entreprises et des baisses de profit et de rentabilité dus au manque de travailleurs et à la baisse des heures de travail (maladies, décès, travail excessif et stress, absences pour funérailles, soins aux malades à la maison).

Les coûts des médicaments et des funérailles excèdent de loin les réserves budgétaires. Les indemnités de départ, les nouvelles formations de personnel et la substitution du personnel s'ajoutent aux dépenses causées par l'épidémie. Les entreprises à forte intensité de main-d'oeuvre, comme les groupes sucriers, qui en plus dépendent fortement des exploitants extérieurs (les agriculteurs fournissent la canne à sucre), perdent tout à la fois travailleurs et agriculteurs. Par conséquent, ces industries agro-alimentaires doivent affronter une baisse en quantité et en qualité de leurs intrants et récoltent de faibles gains dans la production finale du sucre. La répartition des cultures des agriculteurs touchés par le SIDA est modifiée au profit de la production de manioc et de maïs qui demande moins de travail. Les terres fertiles des familles frappées durement par le fléau restent en friche à cause du manque de main-d'oeuvre et des décès. Certains foyers se retrouvent du jour au lendemain avec cinq enfants de plus à nourrir et à élever, les orphelins des parents décédés des suites du SIDA. Selon les estimations, le PIB du Kenya sera inférieur de près de 15% en 2005 à celui d'une économie où le SIDA serait absent. Les revenus par habitant devraient diminuer de 10% à cause de cette maladie (Forsythe, "Aids in Kenya: Socioeconomic Impact and Policy Implications", 1996). Pour obtenir une copie de ce rapport intitulé "HIV/AIDS and the Commercial Agriculture Sector of Kenya : Impact, Vulnerability, Susceptibility and Coping Strategies", veuillez contacter : Silke Weigang, FAO, Département du développement durable, Service de la vulgarisation, de l'éducation et de la communication, Viale delle Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie; courrier électronique : silke.weigang@fao.org.

Le SIDA au Brésil: efforts conjoints du gouvernement et de la société civile : 12ème Conférence internationale sur le SIDA 1998

A la suite de la douzième conférence internationale sur le SIDA (28 juin-3 juillet), le ministère de la Santé, le Secrétariat à la politique sanitaire et le Programme national pour STD/SIDA ont publié un document sur l'épidémie au Brésil. Ce rapport examine la prévalence du SIDA et les tendances dans le temps de la population infectée; il examine en outre le Programme national pour STD/SIDA et le programme du ministère de la Santé en termes de droits humains, de prévention, de drogues et SIDA, d'informations et de communication. Il étudie également les partenariats actuels avec les organisations non gouvernementales et fait le point sur les principales activités dans ce secteur.

Pour plus d'informations et pour recevoir une copie du document, s'adresser à : Ministério da Saúde, Esplanada dos Ministérios - Bloco G - Sobreloja , CEP 70058-900 Brasilia DF Brésil.

Faire face au SIDA: les priorités de l'action publique face à une épidémie mondiale : Un rapport de la Banque mondiale

Le rapport de la Banque mondiale se base sur trois domaines de connaissances: l'épidémiologie du SIDA, les aspects de la santé publique pour lutter contre la maladie et, en particulier, l'économie, avec l'attention centrée sur l'évaluation des différentes options pour l'allocation des ressources publiques peu nombreuses. On a beaucoup écrit sur l'épidémie sous l'angle de la santé publique, de la médecine et des droits humains. Ce livre s'intéresse en revanche à l'épidémie dans la perspective des décideurs n'appartenant pas au secteur de la santé publique et qui sont responsables de définir les actions nationales, et de les financer, pour combattre la maladie.

Le rapport estime que le SIDA nuit au développement économique et qu'il est en même temps en rapport avec celui-ci. Bien que le virus soit essentiellement transmis par voie sexuelle et par l'emploi de seringues par les utilisateurs de drogues dures, les gouvernements peuvent et doivent lutter contre la maladie en prévenant de nouvelles infections et en atténuant les effets des infections en cours. Le rapport présente un cadre permettant de faire la distinction entre les activités pouvant être entreprises par les ménages et le secteur privé (ONG inclues), celles devant être réalisées par les gouvernements des pays en développement et celles qui devraient être amplement soutenues par la communauté internationale.

Pour commander le rapport ou télécharger le résumé du rapport intitulé "Faire face au SIDA - Les priorités de l'action publique face à une épidémie mondiale", peut aussi le commander à: World Bank, P.O.Box 960 Herndon, VA 20172-0960 USA au prix de 30 dollars E.-U.

Les implications du VIH/ SIDA dans les politiques et les programmes de développement rural: l'Afrique subsaharienne

Ce document est le produit de la collaboration entre le Département du développement durable de la FAO et le Programme VIH et développement du PNUD. Il prend en examen les implications du virus pour les programmes et les politiques de développement rural en Afrique subsaharienne. Il examine en particulier l'interdépendance entre le développement rural et le VIH/ SIDA et les grands enjeux en matière de politiques et de programmes que l'épidémie impose aux institutions rurales. Le cadre conceptuel proposé pour la définition des questions clés posées par le virus dans les politiques et programmes de développement rural devrait pouvoir orienter la conception et la préparation d'une série de quatre études de cas en Afrique australe et en Afrique de l'Est. Le principal objectif des études de cas sera d'aider les institutions rurales officielles et non officielles à élaborer des politiques et des programmes de lutte contre l'épidémie de SIDA dans chacun de ces pays (dans les domaine des régimes fonciers, de la recherche agricole, de la formation et vulgarisation, des technologies appropriées, du crédit, etc.).

Cedocument peut être obtenu dans son intégralité via FTP (MS-Word 6, zipped, 74K) à. On peut également le commander auprès du chef du Service du Programme de population, Division de la femme et de la population, Département durable de la FAO (Viale delle Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie), également point de contact pour VIH /SIDA. Son courrier électronique est: jacques.duguerny@fao.org

Consulter également Thèmes: L'impact du VIH/SIDA sur les institutions de développement agricole et rural

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