WSSD ; 10 Déclarations sur le Développement Durable (Octobre 2002)

Du 26 août au 4 septembre 2002 le Sommet Mondial sur le Développement durable a eu lieu à Johannesburg. Plus de 60 000 personnes (Chefs d'Etats, Gouvernements, délégués nationaux et dirigeants d'Organisations Non Gouvernementales, organisations commerciales et autres groupes importants) ont participé à de nombreuses réunions, conférences et séminaires afin d'analyser les progrès faits depuis Rio 1992 sur Agenda 21 et afin de rechercher de nouvelles façons d'atteindre le Développement Durable. Nous fournissons ici 10 déclarations principales énoncées durant le Sommet. Elles reflètent les différents points de vue et parlent aussi de l'ADRD (Agriculture et Développement Rural Durables), une Initiative présentée par FAO

Vous pouvez aussi trouver ici:

- les principaux résultats
- les documents officiels du Sommet
- information sur les dialogues multi latéraux
- a liste des initiatives pendant le Sommet

  • Au sujet de l'initiative ADRD : " L'agriculture et le développement rural sont durables lorsqu'ils sont écologiquement sains, économiquement viables, socialement justes, culturellement appropriés, humains et basés sur une approche scientifique globale (…) Cela implique que l'agriculture et le développement rural (…) doivent répondre aux exigences nutritionnelles et aux autres besoins humains des générations présentes et futures, offrir un emploi durable et décent, maintenir et dans la mesure du possible, fortifier la capacité productive et régénératrice de la base de ressources naturelles, réduire la vulnérabilité et renforcer l'autonomie". Eve Crowley, Maître d'ouvre du Chapitre 14 de l'Agenda 21 à la FAO.


  • Au sujet des Initiatives de "type2" : " Je veux changer le monde, mais je veux le changer de l'intérieur", Torsten Bartsch de l'Equipe de Jeunes managers du World Business Council for Sustainable Development.


  • Au sujet de l'Initiative ADRD " Ce qui est encore plus stimulant que le principe qui sous-tend l'Initiative ADRD, c'est que ce projet offre un cadre multipartenaires dirigé "par la société civile, soutenu par les gouvernements et facilité par la FAO". Embassadeur des Philippines Delia Domingo Albert, Sous-secrétaire des Affaires Etrangères, lors d'un événement parallèle de l'ADRD.


  • "Nous croyons que les problèmes sont fondamentalement similaires dans la plupart des pays. Un emploi rural suffisant et la création de revenus décents, sont les défis principaux auxquels doit faire face une économie rurale viable. À ces deux éléments se greffent le besoin d'améliorer la productivité, l'efficacité et l'orientation des marchés, ainsi que la diversification et la coopération intersectorielle". Ambassadeur de la Suisse Jean-François Guivanni, lors d'un événement parallèle de l'ADRD.


  • "Les zones rurales ne peuvent pas adopter les modèles d'agriculture industrielle promus dans le passé. Un des problèmes les plus difficiles à résoudre est la surexploitation des ressources naturelles et la sous-estimation des connaissances locales qui ne sont pas incorporées aux politiques agricoles. Cette initiative devrait entre autres, permettre d'assurer un usage durable des ressources aquatiques". Christopher Beier, Directeur Général, Département de la planification et du Développement, GTZ, Allemagne.


  • "La différence fondamentale est que Rio s'est efforcé principalement de changer la manière de penser le développement, alors que Johannesburg tente de transformer la façon dont les gens agissent. Le Sommet Mondial parle de mise en oeuvre. Ceux qui prirent part au Sommet de Rio ne furent pas aussi conscients du SIDA et de la mondialisation que ceux qui ont participé au Sommet actuel. Maintenant, il s'agit avant tout de trouver les moyens d'agir pour affronter ces questions." Nitin Desai, Sous-secrétaire Général aux Affaires Economiques et Sociales et Secrétaire Général du Sommet.


  • "Une société humaine globale basée sur la pauvreté pour la majorité et la richesse pour une minorité, avec des îlots d'opulence entourés d'une mer de pauvreté, ne peut pas durer".Thabo Mbeki, Président d'Afrique du Sud.


  • ""Les autochtones possédaient encore une philosophie qui leur avait enseigné à vivre d'une façon durable. Les plus jeunes générations doivent apprendre à résister contre les corporations qui exploitent le caractère sacré de leur terre nourricière. La mondialisation a été pratiquée sans contrôle et même l'eau était sur le point d'être privatisée." Tom Goldtooth, Réseau Environnemental Autochtone.


  • "Action 21, théoriquement a fourni toutes les réponses. Il ne lui manquait qu'un volet d'actions. Le financement d'Action 21 n'a pas eu lieu au niveau attendu, et les nations riches et pauvres n'ont pas réussi à agir avec la volonté politique nécessaire". Marcelo Furtado, Greenpeace Brésil.


  • "Il est ironique que les groupes riches et puissants dans le monde puissent dire qu'ils ne sont pas intéressés par ces objectifs car ils n'ont pas pu être atteints auparavant, surtout lorsque l'on sait que leur échec est dû en grande partie au fait que ces mêmes groupes qui avaient les moyens d'agir ne l'ont pas fait. Ils ont signé ces déclarations grandioses, et s'ils l'ont fait avec cynisme, ils doivent le dire au reste du monde. Si au contraire ces engagements étaient sérieux, et je pense qu'ils l'étaient, ils doivent, moralement, les poursuivre avec les moyens nécessaires pour les réaliser". Jeffrey Sachs, Conseiller Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies.